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Incendie mortel au Vieux-Port: le père d’une des victimes intente une poursuite de plus de 22 M$

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Le père d’une des victimes de l’incendie du Vieux-Montréal qui a fait sept morts vient d’intenter une action collective de plus de 22 M$ contre l’avocat qui possède l’immeuble, un entrepreneur qui y louait des unités, mais aussi contre Airbnb pour avoir permis des locations illégales ayant mené à cette tragédie.

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«Leur comportement démontre qu’ils étaient plus soucieux de générer des revenus plutôt que de s’assurer de la santé et de la sécurité [des personnes dans l’immeuble]», affirme Randy Sears dans sa demande d’action collective déposée ce matin au palais de justice de Montréal.

M. Sears, un résident du Nouveau-Brunswick, est le père de Nathan Sears, un doctorant de 35 ans décédé lors de l’incendie mortel survenu le 16 mars dernier dans le Vieux-Montréal.

Morts tragiques

Ce jour-là, Nathan Sears, un spécialiste en sciences politiques, se trouvait dans la métropole pour une conférence en études internationales. Et pour se loger, il avait choisi la plateforme Airbnb, qui l’avait mené dans cet immeuble appartenant à l’avocat Emile-Haim Benamor.

Sauf qu’un incendie ravageur est survenu tôt en matinée, alors que 22 personnes se trouvaient à l’intérieur. Six personnes ont pu fuir à temps, tandis que neuf autres ont subi des blessures. Sauf que des chambres n’avaient pas de fenêtres, et sept personnes, dont Nathan Sears, ont péri dans le feu.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

«Nathan Sears était un mari, un fils, un frère», a déploré son père dans le document de cour.

Et pour ce dernier, des gens doivent être tenus responsables de ce drame, à commencer par le propriétaire de la bâtisse.

«[Me Benamor] a failli à son obligation de s’assurer que les unités louées respectent les règles minimales en matière de santé et sécurité [...], dont le Code du bâtiment ainsi que les règles en matière de risque d’incendie», peut-on lire dans le document de cour.

Airbnb aussi visé

L’avocat se fait également reprocher d’avoir permis des locations sur la plateforme Airbnb à cet endroit, alors qu’il «savait ou devait savoir» que c’était illégal dans cette zone.

La demande d’action collective vise également Tarik Hassan, qui aurait été négligent en louant des unités dans l’immeuble, est-il ajouté dans la poursuite civile. Airbnb, de son côté, se fait accuser de n’avoir effectué aucune vérification pour savoir si les lieux étaient sécuritaires, ni même pour s’assurer de la légalité de l’annonce qui apparaissait sur sa plateforme.

M. Sears leur réclame 22 M$, à partager entre les personnes qui se trouvaient dans l’immeuble, ainsi que leur succession [pour les défunts] et les familles. Mais il réclame aussi un montant additionnel, qui n’a pas été chiffré, en guise de dommages compensatoires.

La demande sera prochainement présentée à un juge de la Cour supérieure, qui décidera s’il permet à l’action collective d’aller de l’avant.

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