Deux scénarios qui annoncent la disparition du Québec
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Le think tank l’Initiative du siècle a convaincu Ottawa de faire du Canada un pays de 100 millions d’habitants d’ici la fin du siècle. Déjà, les seuils d’immigration fédéraux sont ajustés dans cette perspective.
Ce scénario entraînera soit la noyade linguistique et démographique du Québec, soit sa marginalisation politique.
Scénario 1. Le Québec, pour conserver son poids politique dans la fédération, décide d’augmenter lui aussi ses seuils d’immigration. Petit problème : il ne parvient déjà pas à franciser et à intégrer les immigrants qu’il reçoit actuellement.
- Écoutez le commentaire de Mathieu Bock-Côté avec Richard Martineau lors de son éditorial à QUB radio :
Assimilation
Si Montréal et Laval se sont anglicisés depuis 20 ans, c’est essentiellement dû à nos seuils d’immigration. La hausse des seuils entraînera non seulement une chute démographique de la majorité historique francophone, mais un effondrement du français, tout simplement.
Autrement dit, pour conserver son poids politique, le Québec devrait sacrifier son identité culturelle et linguistique.
Mauvais deal, n’est-ce pas ?
Scénario 2. Le Québec, conscient du caractère suicidaire de cette politique d’immigration massive, décide de ne pas hausser les seuils.
Il verra alors son poids politique fondre progressivement dans la fédération. À terme, il ne sera plus qu’une province insignifiante. Et par ailleurs, son identité culturelle et linguistique disparaîtra aussi à terme. Mais cela prendra un peu plus de temps.
Ces deux scénarios condamnent le Québec à l’assimilation.
- Écoutez l'analyse de Mathieu Bock-Côté avec Richard Martineau lors de son éditorial à QUB radio :
Noyade
Il y aura encore un territoire nommé Québec. Mais ce ne sera plus celui du peuple québécois. À moins de nommer « peuple québécois » une population anglicisée dominée par l’idéologie multiculturaliste où la majorité historique francophone ne sera plus qu’une communauté résiduelle. On peut toujours jouer avec les mots.
Certes, il y aura encore des francophones dans les régions. Ils ne représenteront plus que la trace de plus en plus réduite d’un peuple agonisant qui, par négligence et lâcheté, sera devenu minoritaire chez lui, puis étranger en son propre pays.