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Congédiement d’un lanceur d’alerte: le PLQ réclame une commission parlementaire

<b>Sébastien Proulx</b><br /><i>Leader parlementaire du Parti libéral du Québec</i>
Photo d'archives, Simon Clark Sébastien Proulx
Leader parlementaire du Parti libéral du Québec

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Le ministre André Lamontagne a de nouveau été assiégé au Salon bleu mercredi, alors que l’opposition officielle a réclamé une commission parlementaire pour faire la lumière sur le congédiement d’un lanceur d’alerte du MAPAQ.

«Je pense que c'est la seule façon de ramener la crédibilité autour de M. Lamontagne et du gouvernement. Je pense que c'est aussi la seule façon de savoir s'il y a eu, oui ou non, ingérence politique», a expliqué le leader parlementaire du Parti libéral du Québec, Sébastien Proulx, quelques minutes après la période de questions.

Nombreuses versions

Ce forum, estime-t-il, permettrait d’entendre les divers acteurs impliqués dans la mise à pied d’un employé du ministère de l’Agriculture, l’agronome Louis Robert, qui a dénoncé publiquement le rôle des lobbys privés dans la recherche publique sur les pesticides.

Pour le moment, le gouvernement Legault maintient sa demande à la Protectrice du citoyen de faire enquête sur les circonstances du congédiement et l’implication du ministre de l’Agriculture dans cette affaire.

André Lamontagne a d’abord affirmé qu’il avait « personnellement autorisé » le congédiement du lanceur d’alerte, avant de se raviser pour dire que la décision relevait du sous-ministre.

Il a également laissé entendre que Louis Robert a été congédié pour d’autres raisons que sa sortie médiatique, avant de se dédire.

Lamontagne attaqué

Au Salon bleu, le premier ministre François Legault a de nouveau dû défendre son ministre, devant les demandes de l’opposition de réintégrer l’agronome dans ses fonctions. «Combien de fonctionnaires vont devoir perdre leur emploi pour sauver celui du ministre? », a lancé le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand.

M. Legault a répliqué que son gouvernement a demandé à la Protectrice du citoyen de faire la lumière sur les événements dans ce dossier. «Ce que je préfère, c'est de laisser une personne indépendante, la Protectrice du citoyen, évaluer si le sous-ministre a eu raison ou non de congédier l'employé, et, une fois qu'on aura ce rapport, bien, on pourra agir en conséquence», a-t-il déclaré.

«Mesure dilatoire»

Toutefois, la Protectrice n’a aucune obligation d’accepter la demande du gouvernement et, si elle le fait, ne confirmera pas le déclenchement d’une enquête.   

Ce qui a fait dire au chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, que la demande adressée à la Protectrice est «une mesure dilatoire, une ligne de presse pour gagner du temps pour son ministre».

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