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De l’évolution à la révolution

Petite histoire des assistants vocaux

De l’évolution à la révolution

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Vous parlez à vos appareils ? Bonne nouvelle, vous êtes normal! Basée sur la reconnaissance de la voix, la technologie des assistants vocaux répond sans détour à nos demandes. Pourtant, si on la croit récente, les origines de cette technologie remontent à plus de 1000 ans. Vous doutez? Petit retour vers le futur.     

De l’évolution à la révolution
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De la tête magique à Frankenstein     

Le langage vocal artificiel apparaît dès le Moyen Âge. La machine d’alors n’est ni plus ni moins qu’une « tête parlante » qui prédit l’avenir, dans un étrange mélange combinant mécanique et tour de magie.     

  

En effet, la légende veut que vers l’an 1000, le pape Sylvestre possède une tête de bronze capable de répondre par « oui » ou par « non » aux questions qui lui sont posées – souvent en lien avec la religion. La création de cet automate est cependant attribuée au cardinal Benno, quelques décennies plus tard.     

  

Au 13e siècle, d’autres érudits, comme Roger Bacon et Albertus Magnus, vont acquérir une réputation de sorciers grâce à ce genre de robot très rudimentaire. L’auteure Mary Shelley se serait peut-être inspirée de ces têtes parlantes pour écrire son populaire Frankenstein.     

  

  

Du rêve à la réalité     

C’est au 18e siècle que les vraies tentatives de transposer la voix humaine aux machines se manifestent. L’inventeur danois Kratzenstein conçoit un conduit vocal mécanique pouvant reproduire le son des voyelles, grâce à un système de tuyaux d’orgue !    

  

En Hongrie, le baron Von Kempelen développe lui aussi une machine de synthèse vocale. Dotée d’une anche en guise de glotte, et d’un soufflet qui imite les poumons, la machine du baron peut produire de courtes phrases.     

  

Du labo à Daft Punk     

L’histoire s’accélère dans les laboratoires : en 1936 naît le premier synthétiseur de parole électronique, le Voder, que l’on joue comme un piano. Cette percée permet par la suite la création du vocodeur, qui aboutit jusque dans les nappes sonores du groupe Daft Punk.     

  

Or, l’évolution stagne. La raison? Pour passer de la synthèse à la reconnaissance vocale, il fallait développer l’intelligence artificielle. Les machines informatiques de l’époque ne sont pas encore assez puissantes.     

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1961 : c’est là que ça se passe    

Le IBM Shoebox, en 1961, est le premier ordinateur doué de reconnaissance vocale numérique. Mis au point une vingtaine d’années avant l’ordinateur personnel IBM, il peut reconnaître 16 mots.     

  

Une dizaine d’années plus tard, les premiers assistants virtuels dotés de reconnaissance vocale sont des logiciels automatisés de dictée, comme le « modèle de Markov caché », qui, dès 1971, analyse des séquences entières de mots.     

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 Simon, Siri et compagnie    

En 1994, viennent enfin se poser les bases des assistants intelligents d’aujourd’hui, avec le téléphone Simon, toujours d’IBM. En 2008, l’arrivée de l’application Google Voice Search propose aux utilisateurs de réaliser des recherches vocales. Quant à Siri, elle est la première assistante numérique installée sur un téléphone, un atout majeur du iPhone 4S en 2011.    

  

Depuis, les assistants vocaux se développent, s’améliorent, apprennent par eux-mêmes et s’invitent tout autour de nous. Ils facilitent notre quotidien, accélèrent certaines tâches et, disons-le, exaucent bien des vœux!