/news/currentevents
Navigation

Le père de l’enfant martyre reste incarcéré

L’homme n’a pas réussi à convaincre le juge de lui accorder sa liberté en attendant son enquête préliminaire

GEN-VMort d'une fillette à Granby
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Le père de la fillette martyre de Granby a repris le chemin des cellules en affichant une mine mécontente lorsqu’il a appris qu’il n’obtiendrait pas sa liberté pour la suite des procédures, lundi.

Le juge Serge Champoux a dû considérer plusieurs facteurs en rendant sa décision de garder l’homme de 30 ans en détention malgré la présomption d’innocence, notamment la nature de la preuve amassée jusqu’à présent, la gravité des infractions reprochées et si elles paraissent fondées.

« C’est une décision avec laquelle on est en accord, a affirmé le procureur de la Couronne au dossier, Claude Robitaille. Les critères rapportés par le juge et auxquels il s’est arrêté pour prendre cette décision-là me semblaient tout à fait adéquats. On parle de la présence à la cour, le risque de récidive, le fait que ça puisse avoir une certaine répercussion au niveau de la preuve et également la confiance du public dans l’administration de la justice. »

La cour de la résidence de Granby où est décédée la fillette de 7 ans.
Photo d’archives
La cour de la résidence de Granby où est décédée la fillette de 7 ans.

Pas convaincu

Jeudi dernier, l’accusé avait pris la parole pour tenter de convaincre le juge de le remettre en liberté lors de son enquête-caution au palais de justice de Granby.

Notons que tout ce qui s’est dit devant le tribunal à ce moment est frappé d’une ordonnance de non-publication afin de ne pas nuire à l’équité d’un éventuel procès.

Pour les mêmes raisons, il est impossible de présenter en détail la décision du juge, puisqu’elle se base sur ce qui a été présenté en preuve.

Un autre interdit de publication fait en sorte qu’il est impossible d’identifier le père ainsi que la belle-mère coaccusée dans cette affaire.

La fillette de sept ans a été trouvée dans un état critique à l’intérieur de la résidence familiale, le 29 avril, avant de succomber à ses blessures le lendemain.

Séquestration

La femme de 35 ans est accusée de séquestration et de voies de fait. Son enquête sur remise en liberté devrait se dérouler le 21 juin.

Le père est accusé de séquestration, d’« abandon d’enfant » et d’« avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence de [sa fille] » alors qu’elle se trouvait dans le besoin.

Il pourrait demander à nouveau d’être libéré lorsqu’il subira son enquête préliminaire, dont la date reste à être déterminée.

D’autres accusations pourraient s’ajouter contre les deux individus, puisque la Couronne n’a pas encore reçu certains rapports, comme celui de l’autopsie de la petite fille.