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Échange incisif entre Catherine Dorion et Nathalie Roy

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La députée solidaire Catherine Dorion et la ministre de la Culture Nathalie Roy se sont adonnées à un échange incisif, vendredi matin, pendant la période de questions à l’Assemblée nationale.

Interpellant la ministre Roy, l’élue de Taschereau lui a demandé de révéler quelle était sa «vision» sur l’avenir des médias québécois. «Sa vision à elle, là, pas aux recherchistes ni à son iPad, mais sa vision personnelle, ministérielle, par rapport aux communications au Québec», a-t-elle questionné, donnant le ton à l’échange.

Qui plus est, elle a conclu son intervention en spécifiant qu’il lui restait 25 secondes, un temps précieux qu’elle disait vouloir accorder à Mme Roy. «Je voudrais les passer debout, dans le silence, pour laisser à la ministre le temps de ramasser ses idées», a-t-elle déclaré, avant de se taire pour les quelques instants qui restaient.

Après avoir entendu la réponse de la ministre de la Culture, Mme Dorion lui a reproché de ne pas, justement, répondre à sa question. «Nous n’avons eu aucune mention d’aucune vision de la ministre de la Culture du Québec par rapport à la plus grave crise des médias», a-t-elle dit.

«Il n’y a pas 28 000 solutions, a-t-elle poursuivi. Soit les médias meurent, soit c’est l’argent des contribuables québécois qui va les sauver, soit on va chercher cet argent-là chez ceux qui sont à l’origine de cette crise, et on parle des entreprises de la Silicon Valley qui siphonnent l’argent des Québécois et qui l’amènent aux États-Unis.»

Nathalie Roy en a profité pour saisir la balle au bond et critiquer à son tour la députée de Québec solidaire, rétorquant qu’un «début de solution, c’est d’acheter local, d’acheter chez nous», citant notamment les plateformes numériques québécoises que sont illico et tou.tv.

«Moi, je demande à la députée de Taschereau: ses belles petites vidéos qu’elle nous fait, elle les met sur quelle plateforme? On parle de YouTube, on parle de Facebook», a-t-elle énuméré.

«Quand on met des vidéos sur les GAFAM, a repris la ministre de plus belle, on n’a pas de leçon à donner aux autres, et quand on dit ici en cette chambre qu’on n’a pas de télévision, nous, c’est gentil pour toutes nos télévisions qui tentent justement de vivre. [...] On se fiche de nos propres médias qui, eux sont des créateurs de contenu.»

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