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Il faut désengorger le réseau de métro, plaide Valérie Plante

Il faut désengorger le réseau de métro, plaide Valérie Plante
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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La paralysie du réseau de métro observé mercredi matin met en lumière la nécessité de désengorger le cœur du réseau de métro, croit la mairesse de Montréal Valérie Plante.

«Nous devons aller de l’avant, penser au futur et aussi à maintenant: qu’est-ce que nous devons faire si des milliers de personnes ne peuvent pas bouger le matin parce qu’il y a un incident?» a-t-elle soulevé lors d’un point de presse en marge de l’arrêt de service sur les lignes orange, verte et jaune. 

Selon la mairesse, comme l’ajout d’autobus en surface ne permet pas de combler les besoins en déplacement lors d’un arrêt de métro, Montréal aurait intérêt à s’inspirer de Toronto et à créer une ligne supplémentaire pour soulager le réseau, qu’il s’agisse de la ligne rose ou d’une alternative. 

«Oui, nous sommes à un point où nous avons besoin d’une nouvelle ligne de métro», a-t-elle dit. 

Tous les moyens sont bons 

Florence Junca-Adenot, professeure au département d’études urbaines et touristiques à l’UQAM et experte en mobilité, croit qu’il faut d’abord mettre en place des options qui seront prêtes plus rapidement qu’une nouvelle ligne de métro pour alléger le système, par exemple de nouvelles lignes d’autobus avec voies réservées, ou encore des services d’autopartage. «Une nouvelle ligne, ce ne sera quand même pas demain matin. Est-ce qu’on veut attendre ou agir maintenant? Les citoyens veulent qu’on agisse maintenant», a-t-elle dit. 

«Tout ce qui permet de se déplacer autrement qu’en auto solo, ça permet de décharger un peu le réseau de métro et ça offre des alternatives si un pépin arrive», a-t-elle ajouté. 

Mme Junca-Adenot apporte aussi des nuances à la saturation perçue dans le métro. «Quand on manque une rame de métro, d’accord, c’est frustrant. Mais on attend trois minutes pour la prochaine, ou six minutes pour l’autre d’après. Ce n’est rien de comparable avec le fait de rester une heure 30 ou deux heures pris dans le trafic en voiture», a avancé celle qui estime que le réseau routier est plus saturé que celui de transport en commun. 

- Avec Sarah Daoust-Braun, 24h