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«Les travailleurs de SNC-Lavalin ne sont pas des bandits», Yves-François Blanchet

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Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet estime qu’il ne faut pas pénaliser les travailleurs québécois dans l’affaire SNC-Lavalin.    

«Les 3600 travailleurs de SNC-Lavalin, ce ne sont pas des bandits, les sous-traitants, ce ne sont pas des bandits, les fournisseurs, ce ne sont pas des bandits, les épargnants québécois qui ont de l’argent là-dedans, ce ne sont pas des bandits», a-t-il mentionné en entrevue avec Benoît Dutrizac, à QUB radio.    

Le fleuron québécois SNC-Lavalin est accusé de fraude et de corruption par la Gendarmerie royale du Canada. L’histoire a pris une tournure importante quand le journal Globe and Mail a révélé que le Cabinet du premier ministre Justin Trudeau aurait fait pression sur l’ancienne procureure générale du Canada, Jody Wilson-Raybould, pour qu'elle conclue un accord de réparation avec SNC-Lavalin et évite ainsi à la compagnie de subir un procès.   

Mme Wilson-Raybould a d’ailleurs témoigné mercredi sur l’affaire SNC-Lavalin. L’élue de Vancouver a admis avoir subi des pressions du bureau de M. Trudeau. Elle a même qualifié ces pressions d’ingérence politique «extrêmement inappropriée».   

Yves-François Blanchet, s'il dénonce «l’épouvantable maladresse» de Justin Trudeau, pense tout de même qu’un accord de réparation avec SNC-Lavalin représente la meilleure solution. «Le moins pire des scénarios, c’est d'attacher l’entreprise, de lui faire faire un maudit gros chèque, au lieu de dépenser une fortune dans le système de justice, et de sauver des jobs», croit-il.  

Benoît Dutrizac a suggéré qu’Yves-François Blanchet utilise l’affaire SNC-Lavalin pour «faire du capital nationaliste». «Si défendre des jobs au Québec, défendre une expertise québécoise et défendre un siège social au Québec, c’est faire du capital nationaliste, Dieu sait que je ne serai pas gêné de ça, parce que ce sont de vraies familles, qui ont une vraie épicerie à faire à la fin du mois et qui ont un vrai char à payer», a-t-il répliqué.   

  • POUR ÉCOUTER L’ÉCHANGE CORSÉ ENTRE BENOÎT DUTRIZAC ET YVES-FRANÇOIS BLANCHET:   

 

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