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Mort d'une fillette de 7 ans: une femme affirme être intervenue à plusieurs reprises en demandant à la DPJ d'agir

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Karine Darcy, qui dirige un organisme venant en aide aux familles québécoises, dit avoir tenté à plusieurs reprises d’aider la jeune fille de 7 ans de Granby qui est décédée mardi en fin de journée, notamment en faisant appel à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).  

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Elle avait à cœur la situation de la jeune fille et la nouvelle de sa mort l’a profondément secouée. Elle se dit «inconsolable» depuis.   

«Ça fait deux nuits que je ne dors pas. [...] Je peux dire que je suis plus qu’ébranlée, je suis vraiment dans un choc traumatique total, parce que notre pire crainte est arrivée», a-t-elle laissé tomber d’entrée de jeu en entrevue à QUB radio, mercredi.    

  • ÉCOUTEZ l'entrevue poignante de Karine Darcy sur QUB Radio:  

 

Lundi, les forces de l'ordre ont trouvé une petite fille de 7 ans dans un état pitoyable à Granby, en Montérégie. Elle avait passé plusieurs heures enfermée dans sa chambre, bâillonnée et ligotée. La fillette a succombé à ses blessures mardi en fin de journée, lorsqu’on a décidé de la débrancher du respirateur artificiel qui la maintenait en vie.   

Son père et sa conjointe, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, ont comparu au palais de justice de Granby mardi et sont accusés de séquestration. La femme de 35 ans fait aussi face à une accusation de voies de fait graves contre l’enfant.   

«On avait tous cette crainte-là, quelque part, qu’il survienne un événement tragique, mais on espérait que ça ne soit pas aussi tragique», a avoué Mme Darcy en entrevue avec l’animateur Benoît Dutrizac.   

Celle qui a fondé l’organisme Aide, conseils et assistance aux familles québécoises (ACAFQ) a expliqué avoir effectué plusieurs démarches auprès de la DPJ et d’autres instances pour sortir la fillette de son milieu familial, mais sans succès.   

«Je veux avoir des réponses à mes questions, je veux aller jusqu’au bout des choses. Je trouve que c’est très grave. Au niveau communautaire, on donne énormément de notre temps, on se dévoue énormément et je ne veux plus jamais qu’une situation comme ça puisse arriver sous mon nez», a lâché Mme Darcy, au bord des sanglots.   

Karine Darcy soutenait dans cette histoire la grand-mère et la mère biologique de la petite fille, qui, elles aussi, faisaient tout en leur pouvoir pour venir en aide à la fillette, sachant très bien qu’elle vivait dans un milieu nocif. Mais rien n’y faisait, et la grand-mère n’avait d’ailleurs même plus le droit de voir la fillette et ses autres petits-enfants depuis avril 2016, puisque son fils l’en empêchait.   

La grand-mère a pourtant pris soin des enfants de son fils quand ils étaient en bas âge. Elle a d’ailleurs élevé la jeune fille de 7 ans, de sa naissance à 44 mois. «C’est quand même la majorité de sa vie, à cette petite fille-là. Et c’est ma seule consolation: elle a connu 44 mois d’amour et d’harmonie dans sa vie. C’est une mince consolation», a déclaré Mme Darcy, très émue.      

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