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Jouer au hockey sans devoir travailler 40 heures

Jouer au hockey sans devoir travailler 40 heures
Photo d'archives, Agence QMI

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Depuis l’annonce de la fermeture de la Ligue canadienne féminine de hockey, le 31 mars, les choses commencent à bouger du côté des joueuses, qui ont décidé de se syndiquer. 

L’Association du hockey féminin professionnel (PWHPA) a ainsi vu le jour lundi dernier, dans le but de coordonner et de protéger les athlètes. Plus de 200 des meilleures hockeyeuses ont adhéré à ce nouveau syndicat. 

«Nous avons des avocats qui travaillent avec nous. L’organisme est formellement enregistré», a expliqué l’attaquante des Canadiennes de Montréal Karell Emard, mercredi, à l’émission «Les Partants» de la chaîne TVA Sports. 

«Nous en sommes à travailler sur le côté organisationnel des choses pour l’année prochaine, que nous utiliserons pour créer la ligue professionnelle qu’on veut mettre sur pied.» 

Des deux ligues majeures de hockey féminin, seule la National Women’s Hockey League (NWHL), aux États-Unis, est toujours active. La période de boycottage étant toujours exercée par solidarité, seulement trois joueuses ont apposé leurs signatures à des contrats depuis la semaine dernière, d’après Emard. 

«Les joueuses se sont retirées de toutes les ligues nord-américaines, car à nos yeux, après de multiples réunions, ce n’était pas nécessairement des options viables et durables», a-t-elle raconté. 

«Dans le fond, on ne veut pas que la prochaine génération passe au travers [ce que nous souhaitons changer]. Nous, on suit les pionnières. Les Caroline Ouellet et les Lisa-Marie Breton de ce monde. On essaie de bâtir quelque chose basé sur ce qu’elles ont créé, puis épargner la relève.» 

Des conditions idéales souhaitées 

La fondation d’un syndicat a comme fin de fonder une nouvelle ligue et de permettre aux hockeyeuses d’exercer leur art dans des conditions idéales. Par exemple, des assurances qui couvrent les coûts liés aux traitements et la maladie. 

Mais l’échelle salaire est aussi un enjeu important et les objectifs ne sont pas faramineux. 

«On ne parle pas de millions de dollars, c’est certain, prévient Emard. J’aimerais avoir un soutien financier qui me permettra de jouer au hockey sans devoir travailler 40 heures par semaine et être brûlée.» 

Association avec la LNH? 

Les fondateurs de la PWHPA ont consulté la Ligue nationale de hockey (LNH), qui appuie leurs démarches. Une association et un investissement de la LNH ne sont pas écartés non plus, mais il y a beaucoup de travail à faire avant d’en arriver là. 

Au moins, l’ouverture y est, indique Emard, et des discussions auront lieu au moment opportun. 

«Avoir une infrastructure sous la LNH serait-elle idéale? Absolument! On parle de ressources médicales, financières, de marketing et de transport qui viendraient combler les besoins.»