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La décision de dégainer son arme ou non doit se prendre en une fraction de seconde, dit un policier à la retraite

La décision de dégainer son arme ou non doit se prendre en une fraction de seconde, dit un policier à la retraite
DANIEL MALLARD/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

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La décision de dégainer ou non son arme se prend en une fraction de seconde, a précisé le policier retraité, Jean-François Brochu, qui a expliqué sur QUB radio ce phénomène pour en arriver à «la bonne décision».

«La décision de dégainer ou pas appartient au policier selon la situation» a-t-il précisé, lors de l’émission J’appelle mon avocat, animée par Me François-David Bernier. 

Il rappelle que l’on met souvent en lumière la «bonne décision» des policiers de ne pas avoir tiré.   

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«Par contre, si le policier décide de ne pas tirer et que le suspect sort un couteau et commence à poignarder les gens, on va dire qu’il aurait dû tirer», a-t-il soutenu, soulignant qu’il s’agit presque toujours d’une situation d’extrême ambiguïté. 

«La fraction de seconde dont un policier a pour prendre sa décision, on prend ensuite des années à l’analyser», a ajouté l’ancien policier. «Dans le vif du sujet avec la vision tunnel, ce n’est pas toujours facile de prendre la bonne décision.» 

L’état dans lequel les policiers se trouvent lorsqu’ils sont confrontés à un suspect possiblement armé est un mode d’hyper vigilance «pour se concentrer sur la menace». «C’est comme si t’avais des œillères. L’adrénaline fait en sorte que le processus décisionnel est extrêmement rapide», a dit M. Brochu. 

Il a fait part d’une histoire vécue en Haïti alors qu’il patrouillait avec des forces haïtiennes afin de mettre un terme aux activités des gangs de rues. «On est arrivés face à face avec un homme qui a pointé une arme sur nous, puis il est parti à courir. Mon partenaire et moi avons été séparés du peloton. On s’est dirigés vers les cris d’une femme.» 

Arrivés une seconde fois face à face avec l’homme qui pointait une arme sur eux, ils ont eu à prendre une décision. «Il pointait une arme sur nous et il se protégeait avec un bébé d’un mois comme bouclier.» L’homme est finalement tombé dans un caniveau et a été abattu par son collègue.

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