/24m/urbanlife
Navigation

La Petite-Italie a vibré au rythme du Grand Prix

Vincent Brata, Henry Nachaj, Robert Rosa et Charles Regimbal, quatre inconditionnels de Ferrari, s'étaient donné rendez-vous dans un restaurant de la Petite-Italie pour le Grand Prix.
Photo Agence QMI, Étienne Paré Vincent Brata, Henry Nachaj, Robert Rosa et Charles Regimbal, quatre inconditionnels de Ferrari, s'étaient donné rendez-vous dans un restaurant de la Petite-Italie pour le Grand Prix.

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – La Petite-Italie était en mode Grand Prix dimanche alors que Ferrari, l'écurie favorite du quartier a été devancée par Mercedes sur la plus haute marche du podium.  

«Je ne suis vraiment pas content. Vettel [un pilote de Ferrari] aurait dû gagner. Il ne méritait pas les cinq secondes de pénalité qu'il a reçues», s'est emporté Salvatore Papasodaro, le regard triste, fixé sur l'écran géant.   

On y voyait un Lewis Hamilton une fois de plus triomphant. À l'intérieur du bar, les mines étaient déconfites.   

Puis, Sebastian Vettel a tenté une blague. Il a tassé le panneau avec l’inscription No 1 de la voiture de son adversaire, une manière de dire qu'il était le véritable gagnant de cette course.   

Dans le bar, on a pouffé de rire. Les gens ont applaudi et crié.   

Pendant un court instant, on aurait vraiment pu croire qu'ils célébraient la victoire de leur conducteur favori.   

Journée très courue  

C'est dans cette ambiance de fête que s'est déroulée l'après-midi dans la Petite-Italie.   

Le boulevard Saint-Laurent était piétonnier pour l'occasion. Des voitures de collection y étaient exposées. Les passants profitaient du beau temps à l'extérieur, alors que le légendaire bar Sportivo, exploité depuis 53 ans par le coloré Salvatore D'Onofrio, se remplissait au fil de la compétition.   

Salvatore D'Onofrio
Photo d'archives, Agence QMI
Salvatore D'Onofrio

«Avec la coupe du monde de soccer, le Grand Prix est l'une des journées les plus achalandées», a soufflé l'octogénaire entre deux commandes de cappuccino.   

Dans le restaurant voisin, les affaires tournaient rondement aussi. Quatre inconditionnels de Ferrari y étaient attablés, tous vêtus d'un maillot rouge à l'effigie du mythique constructeur italien.   

«C'est sûr que je supporte Ferrari. Pas seulement parce que je suis Italien, parce qu’il y a de l'histoire: Enzo Ferrari, mais aussi Gilles Villeneuve», a expliqué Vincent Brata, qui est président d’un club d’amateurs de Ferrari.   

Belle ambiance  

Évidemment, bien peu de partisans d'une autre écurie ont osé s'aventurer dans la Petite-Italie pour la journée du Grand Prix. Jimmy Vervitas, venu de Toronto spécialement pour la fin de semaine, était l'un des rares rebelles avec sa casquette aux couleurs de Mercedes.   

«Chaque année, je viens ici et ça se passe quand même bien pour moi», plaisante-t-il.   

Les autres clients du bar le taquineront quand même un peu après la victoire de Lewis Hamilton. Jimmy Vervitas leur renvoie la pareille. L’échange reste bon enfant.   

«J’aime venir dans la Petite-Italie pour le Grand Prix parce qu’il y a beaucoup d’ambiance, mais en même temps, ça reste familial» a observé Leonardo Castilla, qui a délaissé le circuit Gilles-Villeneuve depuis qu’il est devenu père.