/qubradio
Navigation

La plupart des travailleuses du sexe sont «dépendantes» d’une autre personne pour se loger

Coup d'oeil sur cet article

Selon une étude menée par Maria Mourani, la grande majorité des travailleuses du sexe vit «une situation d’habitation précaire et instable», ce qui les place dans un état de dépendance envers une tierce personne afin de se loger. 

«Très peu ont accès à un logement à elles et ça fait en sorte qu’elles doivent dormir chez quelqu’un, parfois en échange de services sexuels», a expliqué la présidente et fondatrice de Mourani-Criminologie au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio.  

  • Écoutez l'entrevue de Maria Mourani à Dutrizac de 6 à 9 sur QUB radio:  

 

Qu’elles soient sous l’emprise d’un proxénète ou non, les prostituées veulent un logement et un sentiment de sécurité. 

C’est du moins ce que conclut Mme Mourani à la suite de son étude sur les besoins et préférences en logement des femmes et des filles de l’industrie du sexe, commandée par l’organisme La Sortie.  

«On ne leur a pas demandé si elles étaient "pimpées" ou non. Ce n’était pas important par rapport à leur manière de se loger. Elles auraient pu dire, "c’est mon chum" ou "c’est mon ami" et ça n'avait pas d'impact.» 

La carence de logements sécuritaires pour ces femmes n’est pas qu’une problématique montréalaise. Mme Mourani a assuré qu’il s’agissait d’une problématique à l’échelle provinciale.  

«Elles veulent un logement et elles veulent être en sécurité, a affirmé l’ancienne députée fédérale. La moitié aimerait avoir des services de santé physique, psychologique et psychiatrique. Pour d’autres, ce sont les besoins de base [qui les préserve dans leur milieu]: manger, s’habiller, se loger.» 

Certaines démontrent également un fort intérêt en ce qui concerne l’aide sociale ou administrative. «Elles veulent de l’aide pour se sortir des dépendances à l’alcool. Les filles qui sont dans la porno, qui dansent ou qui on un "sugar daddy", veulent un accès à l’éducation et elles ont des questions d’ordre juridique ou par rapport à leur santé sexuelle.» 

L’étude menée par la criminologue et sociologue a été envoyée à tous les organismes québécois qui oeuvrent auprès des travailleuses du sexe.

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions