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L'Apocalypse, c'est pas des farces!

Un climat de peur...

L'Apocalypse, c'est pas des farces!
Photo Jean-François Desgagnés

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Souffrant peut-être d’un excès de tofu, une adolescente plutôt pâlotte racontait cette semaine à la télé qu’elle supporte la vie de plus en plus mal.     

Le climat la décourage et, dans une moue chagrinée, elle avoue ne plus savoir ce qu’elle fera plus tard. C'est l’éco anxiété qui la ronge et anéantit sa joie de vivre.   

Elle espère toutefois trouver un jour «un emploi qui n’incite pas les gens à consommer».  

C’est le grand mal de notre époque : tout est d’une tristesse sans nom. Il suffit d’un miroir le matin pour perdre tout espoir...     

Ce qu’il faudrait, c’est une récession, une vraie. Une récession permanente. Genre 2008 tous les ans, un truc qui dissout les REER, l’épargne et les placements.     

Une récession qui pousserait les taux hypothécaires à la hausse et qui fermerait des usines. D’ailleurs, quand on regarde l’historique de nos fameux Gaz à effet de serre, on observe que la baisse a été très accentuée en 2008.     

Moins de travail, moins de pollution. Les gens de Greenpeace seraient contents et le calme reviendrait dans la Belle province qu’on aime tant...    

C’est que maintenant, on ne peut plus écouter la télé sans serrer les dents. On n’écoute plus la radio sans sombrer dans la culpabilité d’avoir un RAM, un chalet ou une famille...    

L'Apocalypse, c'est pas des farces!
Photo d'archives

Même les vedettes, celles qui ont signé le fameux Pacte en criant Sauvons la planète, elles non plus n’en peuvent plus de se faire enguirlander pour un voyage dans le sud, une croisière familiale ou un match de football aux États-Unis. Westmount, Saint-Lambert, Beauport, la même procrastination...   

On mange trop, on voyage trop, on roule trop, on achète trop de vêtements, on consomme trop, on produit trop. Trop, c’est trop, et encore trop.    

Certains se sentent eux-mêmes de trop et se demandent (parfois à la radio) s’ils ne devraient pas stopper leur perpétuation...     

Les enfants se demandent à leur tour ce qu’ils font sur terre, à militer avec maman qui explique à la télé: «C’est hyper important de se préoccuper du climat. Pis, on peut faire la différence, le faire en famille dès le plus jeune âge»...    

Jusqu’à l’an dernier, rappelez-vous, ça n’allait pas si mal. Les libéraux gouvernaient avec l’œil sur le budget et tout était calme et plate. À part les péquistes et les policiers qui se faisaient déjà la chasse, le Québéc était comparable à un party végétalien.    

On dirait maintenant que l’Apocalypse, c’est pour après-demain. Il aura suffi d’un gars peigné comme un artichaut disant que la fin est proche pour que l’on se mette à genoux: Bénissez-nous, Seigneur de la Bonne conscience!   

L'Apocalypse, c'est pas des farces!
Photo Jean-François Desgagnés

Apparemment, ce que font les Québécois est incomparablement épouvantable. S’ils n’arrêtent pas de consommer, et peu importe ce qu’ils consomment, s’ils n’arrêtent pas maintenant, le monde est foutu.    

La Chine, la Russie, l’Afrique du Sud, l’Inde, le Brésil, les États-Unis aussi, tous ces pays en bonne place au palmarès des pollueurs, eh bien, ils seront eux aussi tous dans une merde fatale si le Québec ne s’attaque pas aux changements climatiques comme l’ordonnent les experts locaux autoproclamés!    

Vous direz que l’hiver n’a pas tellement changé, soit, mais, de nos jours, la réalité n’est pas faite de ce que l’on voit mais de ce qu'on nous dit...    

Le scepticisme n’en a d’ailleurs plus pour très longtemps et sera bientôt interdit.    

L’autre jour, une célèbre verdoyante du milieu subventionnaire disait avoir trouvé un remède à l’incrédulité. «Le meilleur antidote, a-t-elle dit, c’est l’engagement citoyen»...    

Ça dit tout et rien mais, aujourd’hui, il suffit souvent d’être confus pour avoir l’air scientifique.     

Si vous les écoutez comme il faut, vous remarquerez que nos soi-disant experts se complaisent dans l’émotion, les généralités et les clichés faciles. Leur argumentaire tient souvent en peu de mots: il faut taxer l'essence. C'est simple, simpliste comme le socialisme.     

Le chômage massif que provoquerait une décroissance radicale de l'économie, ça, on ne l’entend jamais dans leur bouche. Ils se disent sans doute que ce serait trop déprimant...