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L'arrondissement de Saint-Laurent diminue ses émissions de GES de 21 %

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MONTRÉAL – L'arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal, est parvenu à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 21 % par rapport à 1990, a-t-on annoncé mercredi.

Un rapport dévoilé mardi soir au conseil d'arrondissement montre que l'ensemble des citoyens, entreprises et institutions de Saint-Laurent a émis l'équivalent de 583 687 tonnes de CO2 en 2017, contre 689 011 tonnes lors du précédent inventaire de GES, réalisé en 2009.

Malgré une hausse de la population de l'arrondissement, qui a gagné environ 10 000 citoyens entre 2009 et 2017 pour franchir le cap des 100 000 habitants, la quantité de GES par habitant a chuté à 5,84 tonnes par personne, un taux bien en deçà de la moyenne québécoise (9,4 tonnes) et canadienne (19,4 tonnes).

Le rapport montre que les secteurs industriel (-26 %) et commercial et institutionnel (-28 %) ont mené la charge pour faire diminuer les émissions de GES dans l'arrondissement. Le secteur résidentiel a aussi contribué avec une baisse de 14 % de ses émissions.

La réduction du chauffage au bois, dans les résidences, et la conversion de systèmes fonctionnant au mazout pour des appareils au gaz naturel expliquent en grande partie ces résultats.

Sur le plan des transports, une baisse notable des émissions provenant des voitures a été notée, mais elle a été compensée par l'augmentation des émissions de GES provenant des camions légers, des autobus et des poids lourds. Elles ont augmenté de 2 %. Les transports représentent 41 % des émissions totales de Saint-Laurent.

L'arrondissement souhaite parvenir à réduire ses émissions de 30 % d'ici 2020 par rapport à 1990. Des démarches seront menées auprès des entreprises au cours de l'année pour tenter d'y parvenir, a expliqué mercredi Paul Lanctôt, chef de la division des communications de l'arrondissement.

L'arrondissement est devenu la première entité municipale de plus de 100 000 habitants et la troisième au Québec à franchir les cinq étapes du programme Partenaire dans la protection du climat mit en place par la Fédération canadienne des municipalités. Seules les villes de Nicolet et de Plessisville, dans le Centre-du-Québec, sont parvenues à en faire autant.