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Le développement durable, « seule alternative » pour les villes africaines

Le développement durable, « seule alternative » pour les villes africaines

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Confrontées à une forte croissance de leur population, les villes africaines doivent faire le choix du développement durable, a déclaré à l’AFP Jean-Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de l’association panafricaine de collectivités locales CGLU, qui organise à Marrakech le sommet Africités.  

Ce 8e forum panafricain réunit du 20 au 24 novembre quelque 8100 participants, dont des élus de tous les pays d’Afrique, ministres et représentants du monde économique.  

Déjà surpeuplées aujourd’hui avec près de 500 millions d’habitants, les villes africaines en hébergeront un milliard en 2040. Un Africain sur deux sera alors un urbain.   

Un phénomène d’une ampleur historique, qui engage une bonne part de l’avenir du continent et va nécessiter une gestion urbaine préservant l’environnement dans des villes où se multiplient bidonvilles, décharges sauvages et embouteillages gigantesques.  

« Le développement durable est la seule alternative possible pour les villes africaines pour ne pas répéter les erreurs des villes européennes et des pays émergents », souligne l’urbaniste camerounais Jean-Pierre Elong Mbassi.  

Plusieurs villes du continent -- Lagos, Le Caire, Kinshasa -- comptent déjà plus de 10 millions d’habitants.  

Samedi, une feuille de route sur trois ans sera présenté afin d’arriver à cet objectif.  

« Le défi démographique est le principal défi en Afrique parce que nous sommes dans la courbe ascendante de la transition démographique. C’est seulement à partir de 2060 qu’on va commencer à avoir une baisse de la population », explique encore Jean-Pierre Elong Mbassi.