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Le frêne noir en voie d’être déclaré espèce menacée

Le frêne noir en voie d’être déclaré espèce menacée
Photo Stevens LeBlanc

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OTTAWA – Le frêne noir, un arbre qui fait régulièrement la manchette en raison du coléoptère exotique – l’agrile – qui l’affecte depuis des années, est désormais considéré comme une espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

«En moins de deux décennies, l'agrile du frêne [...] a tué environ deux milliards de frênes matures dans la région des Grands Lacs en Amérique du Nord, a fait savoir le COSEPAC, lundi, en donnant un aperçu des sujets abordés lors de sa plus récente réunion d’évaluation des espèces sauvages tenue le mois dernier. Cet insecte se répand rapidement. De nombreux parcs urbains, notamment à Toronto, à Montréal et à Ottawa, ont déjà perdu la plupart de leurs frênes, y compris des frênes noirs.» 

Selon le comité, l'avenir des 162 millions de frênes noirs restants au Canada «semble plutôt sombre». 

La conclusion à laquelle en est venue le COSEPAC et sa décision d’évaluer le frêne comme une espèce menacée seront transmises à l'automne 2019 à la ministre fédérale de l'Environnement et du Changement climatique pour une considération de l'inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril. 

Lors de sa dernière réunion, le COSEPAC a évalué au total 36 espèces sauvages. Lundi, en annonçant ses craintes concernant le frêne noir, le comité s’est aussi dit préoccupé par rapport à deux autres espèces sauvages du Canada, soit l’ours blanc et le saumon chinook. 

Dans son évaluation de l’ours blanc fondée à la fois sur le savoir autochtone et la science occidentale, le COSEPAC a jugé que cet animal, «à cause des étés libres de glace qui, selon les prévisions, s'allongeront en Arctique», est une espèce préoccupante. «Bien que l'ours blanc ne soit pas encore menacé de disparaître, son avenir est incertain», a indiqué le comité, lundi, ajoutant qu’il réévaluera la situation de cette espèce au cours de la prochaine décennie. 

Pour ce qui est du saumon chinook, considéré comme «le roi des saumons du Pacifique», le comité dit avoir constaté que 13 populations (sur 14) de ce poisson autrefois très abondant affichaient une tendance à la baisse et que la situation est problématique. 

Le COSEPAC doit également soumettre à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique ses évaluations concernant ces deux autres espèces, ainsi que celles des autres espèces étudiées lors de sa réunion de novembre du COSEPAC. 

La prochaine réunion d’évaluation du comité, qui se réunit deux fois par année, aura lieu en avril prochain à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador.