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«Le sacre fait partie des outils de communication», croit Jean-François Lisée

«Le sacre fait partie des outils de communication», croit Jean-François Lisée
SÉBASTIEN ST-JEAN/AGENCE QMI

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Sacrer est un bon «outil de communication» au Québec. C’est ce qu’a soutenu l’ancien chef du parti québécois Jean-François Lisée dans le plus récent épisode du balado de QUB radio Devine qui vient souper?

M. Lisée est revenu sur le premier jour de sa dernière campagne électorale. «On ne sera pas un bon gouvernement, on va être un ostie de bon gouvernement», avait-il annoncé alors.

Il s’est expliqué à Régine Laurent, Richard Martineau et Sophie Durocher, les autres participants au souper. «Ça m’est venu sur le coup. Au moment de le dire, c’est le mot qui est venu. C’est le seul qui faisait la job, a-t-il indiqué.

Régine Laurent, chroniqueuse à La Joute à LCN et ancienne présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), s’est questionnée sur le besoin des politiciens de rejoindre les citoyens par un langage accessible.

«C’est quoi notre problème avec les intellectuels? On veut juste des moyens et des crétins? Je veux quelqu’un qui va me tirer vers le haut!» a-t-elle dit.

Selon Sophie Durocher, si tu utilises des mots de plus de trois syllabes au Québec, «tu es snob, tu es un péteux de broue».

«Ma mère m’a grondé», a renchéri Lisée, assurant que sa maman n’était pas fière qu’il ait utilisé un tel mot à la télévision.

Jean-François Lisée a également admis être un adepte de l’autobronzant afin «d’avoir l’air plus en santé».

«En janvier-février, les gens pensent que je suis malade. Quand tu donnes ta position sur la santé, tu ne veux pas avoir l’air malade», a-t-il expliqué.

La tablée s’est également questionnée sur ce que représente la souveraineté pour les jeunes aujourd’hui.

«Quand je vais dans les universités, je commence toujours par parler de consentement, a lancé Lisée. Le Québec doit demander la permission au Canada pour faire un certain nombre de choses.» Il raconte aux étudiants l’élection fédérale de 1867, «l’élection référendaire sur notre entrée dans le Canada».

«Ça a été la plus grande fraude de l’histoire des élections au Canada. Il n’y a jamais eu un moment où les Québécois ont consenti à faire partie du Canada», a-t-il décrié.

«Les jeunes voient le monde comme un grand village, a affirmé Mme Laurent. Il faut leur dire ce qu’est un Québec indépendant aujourd’hui», croit-elle.

L’engagement selon Régine Laurent

Durant le balado, Régine Laurent a abordé ses années passées à la présidence de la FIQ. «Lorsque je voulais me présenter à la présidence, mon plus jeune m’a dit: "si tu n'y vas pas, tu vas le regretter et en plus tu nous as toujours dit qu’il ne fallait pas reculer". L’élastique m’est revenu en pleine face», a dit la mère de famille.

Très engagée durant toute sa carrière, elle a mentionné aux autres invités qu’elle n’a personne dans sa vie.

«Ma mère était très terre à terre, a lancé Régine Laurent. Elle me disait toujours: "il n’y a personne qui veut avoir des discussions avec toi 24 heures par jour. Tu vas rester toute seule". Elle avait raison, ma vieille mère.»

«Je trouve ça sexy, des femmes d’opinion», a répondu Richard Martineau. Jean-François Lisée a abondé dans le même sens: «J’ai toujours cherché des femmes fortes.»

Le groupe a suggéré de mettre sur pied une téléréalité afin de trouver un conjoint à Régine Laurent.

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