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Le stop-motion en vedette tout le week-end

Le stop-motion en vedette tout le week-end
Shanna Segal

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Des réalisateurs de films d’animation en volume de partout dans le monde convergeront ce week-end à l’Université Concordia pour prendre part au festival Stop Motion Montréal, qui célèbre 10 ans d’existence.

Le professeur en animation à l’Université Concordia, Erik Goulet, fondait en 2009 le premier festival au monde d’animation en volume, cette technique cinématographique mieux connue sous le nom «stop motion», qui consiste à rendre animés des personnages et objets autrement immobiles.

«À la première organisation, j’étais pas mal tout seul, mais mon épouse et trois amis avaient aidé, se rappelle M. Goulet. J’avais un budget de 1200 $!»

Dix ans plus tard, le festival est désormais bien connu du milieu du stop motion à l’international et reçoit chaque année environ 400 films de près de 40 pays.

Cette année, 58 films de 23 pays ont été sélectionnés pour la compétition.

«Ce sont des films de qualité extrême. On ramasse la crème de la crème, mentionne M. Goulet. C’est comme ça qu’on accroche les gens parce que c’est un festival qui est petit, mais un coup qu’ils y ont goûté, ils deviennent des festivaliers qui reviennent année après année.»

Classes de maîtres

Comme il s’agit d’un festival à échelle humaine, les participants peuvent rencontrer des cinéastes reconnus dans le milieu de l’animation en volume.

L’animateur de stop motion anglais Tim Allen, reconnu pour avoir travaillé sur des films comme «La Mariée cadavérique» et «Frankenweenie», offrira une conférence sur son expertise.

La cinéaste vancouvéroise Amanda Strong, le réalisateur anglais Jody Meredith et les animateurs montréalais Dale Hayward et Sylvie Trouvé présenteront également les dessous de leur métier lors de conférences.

«En stop motion, il n’y a pas le star-système qu’on retrouve avec le ‘’live-action’’, fait valoir M. Goulet. Les gens sont gentils et passionnés. Quand tu veux en parler avec eux, ils sont hyper contents.»

Phase 2

Le festival Stop Motion Montréal étant bien établi, M. Goulet cherche maintenant à développer ce qu’il appelle la «phase 2» de son projet.

Les fabricants de marionnettes et de miniatures peuvent présentement difficilement vivre de leur art puisqu’aucune production de grande envergure n’a lieu à Montréal.

«Pendant 10 ans, on s’est fait connaître, mais maintenant il faut qu’on fasse déplacer des productions à Montréal. C’est là que le festival s’en va pour les 10 prochaines années.»

Pour consulter la programmation complète du festival, rendez-vous au www.stopmotionmontreal.com.