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L’homme au bras de fer

Marc Walsh
Photo AGENCE QMI, STEVE MADDEN Marc Walsh

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Plus de 30 ans après avoir participé à sa dernière compétition, Marc Walsh a vécu la consécration le 1er juin lorsqu’il a été intronisé au Temple de la renommée du Bras de fer du Québec. 

«Pour moi, c’est le "summum". Jamais j’aurais cru être admis au Temple de la renommée, surtout que mes dernières compétitions remontent à 1987. Quand le président de l’Association des Bras de fer du Québec m’a contacté pour me faire cette annonce-là, j’étais très fier.»

Marc Walsh
Photo AGENCE QMI, STEVE MADDEN

L’homme de 62 ans de Salaberry-de-Valleyfield était ému de voir ses accomplissements reconnus par ses pairs lors d’une cérémonie d’intronisation qui a eu lieu à Saint-Jean-sur-Richelieu. Deux autres membres ont été admis au Temple, qui en compte maintenant 22. 

Même si l’ancien champion canadien et vice-champion du monde des poids plumes (soit les moins de 135 lb) s’est retiré depuis plusieurs années, il conserve précieusement la soixantaine de trophées remportés au cours de sa faste carrière. Et son amour pour son sport demeure intact.

Marc Walsh
Photo AGENCE QMI, STEVE MADDEN

«J’ai toujours été attiré par ce sport-là. Tout petit, je tirais au poignet avec mes camarades de classe. Et mon premier compétiteur, c’était mon grand-père Leduc, raconte M. Walsh, qui a découvert le tir au poignet à la télévision. 

«Il y avait une émission qui s’appelait Wild World of Sports au canal 12. À peu près quatre fois par année, ils présentaient des championnats de tir au poignet. Je pense que c’est vraiment comme ça que j’ai commencé à y prendre goût.»

Marc Walsh
Photo AGENCE QMI, STEVE MADDEN

Un fier compétiteur 

Les choses sont devenues plus sérieuses au début des années 1970, lorsqu’il a commencé la compétition. Ses premiers tournois, il les a faits à Huntington. Son talent le mènera jusqu’au Costa Rica, en 1983, où il a pris la deuxième place de sa catégorie aux championnats du monde. Toutefois, le succès n’est pas venu du jour au lendemain.

Marc Walsh
Photo AGENCE QMI, STEVE MADDEN

«Dans le tir au poignet, avant d’apprendre à gagner, il faut apprendre à perdre. J’ai dû subir beaucoup de défaites avant de gagner.» 

Il y avait également énormément de travail derrière chacune de ses victoires. 

«J’ai développé mes techniques seul. D’abord, ma force physique, je l’ai bâtie sur la ferme laitière familiale. Dans ce temps-là, tout était manuel, donc on travaillait fort physiquement. Et j’avais aussi ma propre table avec un système de poulies.»

Marc Walsh
Photo AGENCE QMI, STEVE MADDEN

Certaines qualités lui ont permis d’atteindre les sommets de son sport. «J’avais une force physique, mais aussi une grande force intérieure qui me donnait beaucoup de ténacité et d’endurance.»

Marc Walsh
STEVE MADDEN/AGENCE QMI

L’usure du corps et ses responsabilités grandissantes à la ferme familiale l’ont finalement poussé vers la retraite. Encore aujourd’hui, certains le mettent au défi. Gentiment, il préfère décliner ce genre d’invitation.

Marc Walsh
Photo AGENCE QMI, STEVE MADDEN

«J’ai fait mon temps, j’ai tourné la page. Mais ça me fait chaud au cœur lorsque des jeunes m’approchent pour savoir si c’est bien moi qui tirait au poignet.»