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LNH : Une punition méritée, dit Vlasic

La pénalité majeure décernée à Cody Eakin a ouvert la porte à une remontée spectaculaire des Sharks

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Photo AFP Sonné après avoir été renversé sur la glace, Joe Pavelski a reçu l’aide de Brent Burns pour quitter la patinoire. Selon Marc-Édouard Vlasic, Pavelski a félicité ses coéquipiers dans le vestiaire après leur victoire en prolongation.

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Marc-Édouard Vlasic et ses coéquipiers des Sharks de San Jose ont réussi l’un des retours les plus spectaculaires dans l’histoire des séries de la Ligue nationale de hockey, mardi soir, contre les Golden Knights de Vegas. Pour le défenseur québécois, la pénalité majeure à Cody Eakin – qui leur a brillamment ouvert la porte, alors que les Sharks tiraient de l’arrière 3-0 avec une dizaine de minutes à jouer – était la décision juste à rendre sur la patinoire.

Vlasic était aux premières loges quand l’attaquant des Knights a asséné un double-échec à la cage thoracique de Joe Pavelski, après la mise au jeu.

En déséquilibre, le capitaine des Sharks a ensuite été bousculé par Paul Stastny et sa tête a violemment heurté la glace, le sang giclant de son casque. Pavelski n’est pas revenu au jeu par la suite, alors qu’Eakin a écopé d’une pénalité de cinq minutes et d’une inconduite de match.

Ce qui devait arriver arriva. La formation de la Californie a explosé en n’inscrivant non pas un, ni deux, ni trois, mais quatre buts pendant l’avantage numérique qui restera gravé dans les annales du circuit Bettman. Ils ont complété le scénario hollywoodien en l’emportant 5 à 4 en prolongation. Lors des six premiers épisodes de la série, les Sharks avaient marqué seulement quatre buts en 25 jeux de puissance.

Élément déclencheur

« Il nous fallait quelque chose pour nous aider à revenir. À 3-0, on savait que c’était possible de revenir. Quand c’est arrivé, on s’est dit OK, on tire avantage de la situation et on leur fait payer. »

« C’est arrivé vite [...] Sur la glace, je criais aux officiels “cinq minutes, cinq minutes !” [Joe] Thornton aussi. Même si tout le monde dit que c’est un double-échec qui mérite deux minutes et qu’il a été malchanceux, les circonstances montrent qu’il a perdu conscience et qu’il y avait énormément de sang. Si je fais un double-échec dans la bande à un joueur, qu’il tombe sur la glace et qu’il commence à saigner, je vais recevoir un cinq minutes », a confié Vlasic, joint par Le Journal au lendemain de cette folle conclusion.

Vlasic, qui bénéficiait d’une journée de congé, mercredi, a profité de l’entretien pour lancer une flèche à l’endroit des joueurs de l’équipe perdante qui ont crié au vol après la rencontre.

« On avait marqué quatre buts en avantage numérique dans les six premiers matchs. Leur désavantage numérique avait été très bon. De notre côté, on a changé des choses et on a pris plus de lancers. Mais quand, en quatre minutes, tu donnes autant de buts que dans les six premiers matchs, tu devrais dire que ton désavantage numérique est mauvais... », a laissé tomber le vétéran de 13 saisons, utilisé pendant plus de 27 minutes par l’entraîneur Peter DeBoer, mardi.

Un trio à contrer

Les Sharks auront maintenant rendez-vous avec l’Avalanche du Colorado au deuxième tour, une équipe comptant sur l’un des patineurs les plus électrisants de la LNH, Nathan MacKinnon, auteur de huit points en cinq parties à la ronde initiale contre Calgary.

« Leur première ligne [avec Gabriel Landeskog et Alexander Kerfoot] est extrêmement dangereuse, et si tu élimines leur première ligne, on aura de meilleures chances de gagner. Ce sera ma job de les limiter à chaque présence », a assuré l’ancien des Remparts, estimant évoluer au sein de la meilleure édition des Sharks en séries depuis ses débuts sous le soleil.