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LocoMotion: un nouveau service d’emprunt de véhicules

LocoMotion: un nouveau service d’emprunt de véhicules
Photo Nadia Lemieux

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 MONTRÉAL | Un collectif de citoyens de l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie met présentement à l’essai un service d’échange de véhicules dont l’objectif est de favoriser la coopération entre voisins plutôt que de réaliser des profits. 

 Depuis septembre dernier, 36 ménages de Rosemont–La Petite-Patrie prennent part au projet-pilote du service d’échange de véhicules LocoMotion.  

 Que ce soit pour une virée à l’aéroport, pour faire les courses ou pour s’évader au chalet un week-end, les participants peuvent emprunter la voiture, le vélo électrique, le vélo cargo ou la remorque à vélo d’autres personnes inscrites, à condition qu’elles demeurent dans le même «milieu de vie» qu’eux.  

 «Le milieu de vie, c’est tant une échelle territoriale que sociale. C’est un rayon de 500 mètres, donc c’est là où les gens vont être à pied, vont pouvoir rencontrer leurs voisins et vont avoir un sentiment d’appartenance», a expliqué jeudi Gabrielle Van Durme, cofondatrice et coordonnatrice du collectif Solon, qui a créé LocoMotion.  

 Le collectif Solon rassemble des citoyens qui ont à cœur de transformer leurs milieux de vie depuis qu’ils ont aménagé une ruelle verte en 2015. Ils ont depuis obtenu le statut d’organisme à but non lucratif et mettent de l’avant des projets durables liés à la mobilité et à l’énergie.  

 Pour la communauté  

 Il était déjà possible pour des particuliers de mettre leur voiture en location, notamment par l’entremise de la plateforme américaine Turo. Mais, à l’inverse de ces entreprises qui fonctionnent sur un modèle similaire au site Airbnb, le service LocoMotion ne vise pas à faire des profits.  

 «[Notre] philosophie est beaucoup plus: “comment est-ce que je peux mettre [ma voiture] à la disposition de la communauté, mais avec un partage équitable des coûts?”, a souligné Gabrielle Van Durme. Celui qui met à disposition sa voiture va en bénéficier aussi parce que sa communauté [sera] plus unie et plus vibrante.»  

 Moyennant un montant équivalent à l’essence consommée, l’assurance spécialement conçue pour LocoMotion et les coûts d’utilisation d’une automobile, un participant peut donc emprunter la voiture de l’un de ses voisins.  

 Les prêts de vélos et de remorques demeureront gratuits jusqu’à la fin du projet-pilote, en septembre prochain.  

 «L’idée, c’est quand même d’aller vers une réduction de la possession individuelle de voitures et de se donner accès à des véhicules variés», a fait valoir Mme Van Durme.  

 Il est toujours possible de rejoindre LocoMotion, même pour ceux qui demeurent à l’extérieur des trois milieux de vie présentement à l’essai, à condition d’avoir suffisamment de demandes.