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Migrations: le Mexique et des pays d’Amérique centrale lancent un plan de développement

Migrations: le Mexique et des pays d’Amérique centrale lancent un plan de développement
Photo AFP, Alfredo Estrella

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Le Mexique, le Guatemala, le Salvador et le Honduras sont convenus samedi, en marge de l’investiture du nouveau président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, de lancer un «plan de développement» pour tenter de freiner l’émigration depuis l’Amérique centrale.  

Ces pays vont «mettre en place un plan de développement incluant des programmes, des projets et des actions spécifiques en vue de créer des emplois et combattre la pauvreté», a indiqué le nouveau gouvernement mexicain dans un communiqué.   

Le document a été signé par le président du Guatemala, Jimmy Morales, celui du Honduras, Juan Orlando Hernandez, et le vice-président du Salvador, Oscar Samuel Ortiz.   

Le lien entre le sud du Mexique, le Salvador, la Guatemala et le Honduras «accentue la nécessité de faire face au phénomène migratoire» ajoute le communiqué.   

De plus amples détails seront fournis lors de la Conférence internationale sur la migration, qui se tiendra les 10 et 11 décembre au Maroc.   

Le nouveau ministre des Affaires étrangères mexicain, Marcelo Ebrard, a expliqué que le plan d’investissement ciblera plusieurs projets de développement à court terme.    

Il s’agit, selon M. Ebrard, d’un projet similaire «en termes de volume d’effort» au Plan Marshall, une initiative américaine pour aider l’Europe à se reconstruire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.    

Le départ, le 13 octobre, d’une caravane de milliers de migrants honduriens en direction des États-Unis a attiré l’attention sur le sort de ces Centraméricains fuyant la violence et la pauvreté dans leur pays.    

La caravane de migrants est arrivée à Tijuana, dans le nord-ouest du Mexique, où plusieurs centaines d’entre eux ont tenté dimanche dernier de franchir illégalement la frontière avec les États-Unis, où le président américain Donald Trump a déployé 6 000 militaires pour stopper cette «invasion».