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Nicaragua : 600 prisonniers libérés, dont une poignée d’opposants

Nicaragua : 600 prisonniers libérés, dont une poignée d’opposants
AFP

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Le gouvernement du Nicaragua a annoncé mardi la libération conditionnelle de 636 prisonniers à l’occasion de la Semaine sainte, dont 13 opposants emprisonnés pour avoir pris part à des manifestations antigouvernementales.   

« À l’occasion de la Semaine sainte, pour promouvoir l’unité familiale, 636 personnes emprisonnées dans différents établissements pénitentiaires (...) vont bénéficier d’un régime d’assignation à résidence », a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.   

Ce régime permet aux prisonniers condamnés à des peines de courte durée d’achever leur détention en résidence surveillée chez eux ou dans leur famille.   

Le gouvernement a déjà procédé à ce type de remises en liberté de prisonniers de droit commun en décembre et en février pour un total de 2908 personnes.   

Parmi les 636 prisonniers qui vont être libérés figurent 13 opposants, incarcérés pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega, a indiqué la présidente du Comité Pro Libération des prisonniers politiques, Brenda Gutiérrez, lors d’une conférence de presse.   

Ces opposants sont considérés comme des détenus de droit commun, mais leurs proches assurent qu’ils ont été arrêtés pour avoir participé aux protestations contre le pouvoir.   

Selon l’opposition, environ 800 personnes sont détenues depuis qu’ont débuté il y a un an des manifestations contre le pouvoir du président Ortega, dont la répression a fait 325 morts et a entraîné le départ en exil de quelque 50 000 Nicaraguayens.  

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) évoque 647 opposants emprisonnés et les autorités 350.  

Le 27 février, le gouvernement et la plateforme d’opposition Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD) ont entamé des négociations qui ont duré un peu plus d’un mois.   

Depuis cette date, 250 opposants ont été libérés et assignés à résidence, et au cours des pourparlers, le gouvernement s’est engagé le 20 mars à libérer tous les opposants sous trois mois.   

Les deux parties n’ont en revanche pas trouvé de consensus sur la mise en œuvre de réformes politiques et l’organisation d’élections anticipées.