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Nids-de-poule: Montréal relance ses opérations de colmatage

À la suite du redoux, les suspensions des véhicules sont mises à rude épreuve avec la multiplication des nids-de-poule.
Photo Agence QMI, Sarah Daoust-Braun À la suite du redoux, les suspensions des véhicules sont mises à rude épreuve avec la multiplication des nids-de-poule.

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La Ville de Montréal a relancé mardi ses opérations mécanisées de colmatage de nids-de-poule, alors que les cratères se sont aggravés ces dernières semaines en raison des mauvaises conditions météo.  

Le colmatage a commencé en fin de semaine et a été suspendu dimanche pour reprendre mardi en fin de journée. Au total, 12 appareils de réparation sous contrat colmatent le réseau artériel de la métropole, plus quatre appareils de la Ville.   

«En effet, les températures ne doivent pas être trop basses, la chaussée doit être relativement sèche, et les véhicules ne doivent pas nuire aux opérations de chargement ou de déblaiement », a indiqué la relationniste pour la Ville de Montréal Marilyne Laroche Corbeil.   

Des opérations d’urgence sont tout de même menées «manuellement» tous les jours.   

Plus sévères   

L’hiver est propice à l’apparition de nids-de-poule, particulièrement lors des périodes de gel et de dégel. Les redoux et les épisodes de pluie reçus depuis le début de l’hiver n’ont pas aidé à améliorer la situation.   

«On constate que les conditions climatiques particulièrement intenses des dernières semaines ont contribué à augmenter la sévérité des nids-de-poule qui apparaissent sur le réseau», a soutenu Marilyne Laroche Corbeil.  

 

À la suite du redoux, les suspensions des véhicules sont mises à rude épreuve avec la multiplication des nids-de-poule.
Photo Agence QMI, Sarah Daoust-Braun

  

Deux fois plus de pluies ont été enregistrées à Montréal depuis le début de la saison hivernale, soit 125 mm au lieu d’une moyenne de 66 mm.   

Le nombre de «tronçons affectés par les nids-de-poule» a toutefois diminué en raison du plus grand nombre de travaux, pour réparer les chaussées, menés dans les dernières années.   

«Les trous on dirait qu’ils sont de plus en plus grands», a remarqué l’automobiliste Aicha Djebbour, qui habite près de la rue Sherbrooke. Elle constate d’importants nids-de-poule au coin des avenues de Lorimier et des Érables, et des rues Fullum et Parthenais.   

 

À la suite du redoux, les suspensions des véhicules sont mises à rude épreuve avec la multiplication des nids-de-poule.
Photo Agence QMI, Sarah Daoust-Braun

 

Anne Lantoine, qui est aussi automobiliste, a l’impression que les épisodes de gel et de dégel ont contribué à augmenter le phénomène. «Le problème c’est la méthode de réparation. On ne fait que mettre un cataplasme pour combler des trous. Comme les surfaces sont mauvaises, les structures de chaussées sont mauvaises, on doit recommencer.»   

  • La Ville a enregistré le même nombre d’appels au 311 pour des nids-de-poule que l’année dernière à la même période.