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Ottawa veut protéger les langues autochtones

Ottawa veut protéger les langues autochtones
Photo Jean-François Desgagnés

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OTTAWA – Le gouvernement Trudeau espère pouvoir assurer la survie et la revitalisation de dizaines de langues autochtones avec un nouveau projet de loi présenté mardi.

«Ce projet de loi est un socle sur lequel nous pourrons bâtir un avenir solide pour les peuples autochtones. C’est un pas essentiel vers la guérison, ensemble», a déclaré le ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, alors qu’il venait de déposer le projet de loi C-91, dont il avait la responsabilité.

Le document donne suite à une promesse de longue date du premier Justin Trudeau, qui s’était engagé en décembre 2016 à aller de l’avant avec une telle pièce législative. Il répond aussi à des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation.

Le projet de loi permettra de favoriser la réappropriation, la revitalisation et le renforcement des langues autochtones, a soutenu M. Rodriguez. Ceci passerait notamment par la mise en place de mesures garantissant un financement durable pour les langues autochtones, ainsi que la création d’un bureau du commissaire aux langues autochtones.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a salué le dépôt du projet de loi.

«Aucune langue autochtone n'est en sécurité au Canada. Toutefois, il y a maintenant de l'espoir», a-t-il réagi par communiqué.

Les Inuits de l'association Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) se sont pour leur part montrés déçus de la proposition à leurs yeux strictement «symbolique» d’Ottawa.

«Bien que cette initiative soit caractérisée comme une de réconciliation et de codéveloppement, le gouvernement du Canada a fait preuve de mauvaise foi avec les Inuits», a dit le chef de l’ITK Natan Obed.

La proposition des libéraux a été vue comme un pas dans la bonne direction par la plupart des députés interrogés sur le sujet dans les couloirs du parlement, comme le néo-démocrate d'origine crie Romeo Saganash. Certains attendaient toutefois de voir le budget qui accompagnera les mesures mises de l’avant.

«C’est certain que si on veut assurer la pérennité des langues autochtones ou leur réapprentissage [...], il faut qu’il y ait des investissements, a relevé la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill. Le dire, c’est une chose, mais il faut qu’il y ait de l’argent qui vienne avec ça.»

 

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