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Pas de nouvelle taxe pour les géants du Web

Éric Girard juge que les mesures actuelles suffisent

Éric Girard
Photo Philippe Orfali Plus de 650 gens d’affaires ont assisté, lundi, à la première allocution du ministre des Finances Éric Girard devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

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Le nouveau ministre des Finances du Québec, Éric Girard, n’a pas l’intention d’exiger davantage de la part des géants du web, du moins pas pour l’instant.

Deux jours après le cri du cœur de l’hôtelière Christiane Germain, qui demandait dans Le Journal qu’on exige des plateformes d’hébergement comme Airbnb les impôts et les taxes normalement exigées de la part des hôtels, Éric Girard n’a pas l’intention d’y donner suite.

De nouvelles mesures, annoncées par le précédent gouvernement, sont déjà prévues dès le 1er janvier, a-t-il rappelé.

À partir de cette date, la TVQ sera exigée sur tous les services numériques. Cette taxe s’ajoutera donc au prix de l’abonnement Netflix, par exemple. Dans le cas d’Airbnb toutefois, c’est seulement les frais de gestion exigés par l’entreprise, qui s’élèvent généralement à quelques dollars à peine, qui seront taxés.

Pour Éric Girard, ça suffit. Il est d’avis que les contribuables paient déjà assez.

« Les gens sont taxés, oui ils veulent plus de services en santé, en éducation [et] en transport. On veut faire ça. Mais il n’y a personne qui demande à être plus taxé en ce moment », a-t-il soutenu en marge de sa première allocution devant la communauté d’affaires montréalaise.

Évaluer les retombées

Il juge qu’il est nécessaire d’évaluer dans un premier temps les retombées fiscales des taxes applicables dès janvier avant d’en exiger plus à Netflix, Google, Airbnb et Facebook, notamment. « On a des entreprises qui se sont enregistrées de façon volontaire [auprès de Revenu Québec]. Il faut mesurer l’effet de ce qu’on fait. »

Son bureau n’a pas donné suite à nos demandes visant à savoir quelles sont ces entreprises.

Rappelons que même si la compagnie ne paie aucun impôt au Canada, Airbnb facture déjà certaines taxes à ses clients.

Ainsi, l’entreprise américaine exige depuis le 1er octobre 2017 la taxe de 3,5 % sur l’hébergement. La TVQ est aussi exigée lorsque les hôtes enregistrent des revenus de plus 30 000 $.