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PETA compare des expressions animales au racisme et à l'homophobie

Certains internautes ont été offensés par ce commentaire

PETA compare des expressions animales au racisme et à l'homophobie

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Des expressions «viandeuses» comme «prendre le taureau par les cornes» peuvent être comparées au racisme et à l'homophobie, selon l'organisation de défense des droits des animaux PETA.  

«Au même titre que le vocabulaire raciste, homophobe, et capaciste, les phrases qui minimisent la cruauté envers les animaux disparaîtront en même temps que l'appréciation des animaux pour ce qu'ils sont augmentera. Les gens pourront ainsi “rapporter le bagel à la maison” plutôt que le “bacon”», peut-on lire sur le compte Twitter du groupe, comme rapporté par CNN.   

Bien que la traduction de certaines d'entre elles retirent l'élément animal dans notre langue (comme «faire d'une pierre deux coups» au lieu de «kill two birds with a stone»), d'autres comme «prendre le taureau par les cornes» devraient, selon People for ethical treatments of animals (PETA), être remplacées par des équivalences telles que «prendre la fleur par les épines».  

 

 

«Les mots sont importants, et comme notre compréhension de la justice sociale évolue, notre langage devrait faire de même», ajoute l'organisation militante.  

Une idée mal reçue  

Sur Twitter, quelques internautes ont qualifié la proposition de PETA «d'offensante», «ridicule» et «incompréhensible».  

«C'est assez de dire que la cruauté animale est mal. Je ne dis pas que les humains sont plus importants que les animaux, mais vous semblez dire que certains individus sont identiques aux animaux, et c'est exactement ce que les racistes les homophobes disent», écrit l'une.  

«En tant que personne qui s'est fait crier des insultes homophobes et qui a vu du harcèlement physique survenir pendant que des slogans anti-LGBTQ étaient criés, votre idiotie ne vaut même pas un rire. C'est offensant de comparer de simples expressions au racisme, à l'homophobie et au capacisme», s'insurge un autre.  

Pour d'autres, cette déclaration leur a fait douter de la crédibilité de PETA.  

 

 

 

 

 

Le gazouillis du groupe arrive après qu'un intellectuel du Royaume-Uni a déclaré en novembre que «les métaphores impliquant la viande pourraient devenir plus crues si tuer des animaux pour manger devient moins socialement acceptable».  

D'ailleurs, un tribunal britannique décidera bientôt si le véganisme éthique est une croyance qui devrait profiter de la même protection légale que les religions.