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Noël et l'argent
en 4 temps

L’esprit du temps des Fêtes à tout prix

Chaque année, pendant un peu plus d’une semaine, les accolades de nos proches et les arbres ornés de lumières nous font oublier le froid envahissant et le soleil trop discret de l’hiver québécois. De la veille de Noël jusqu’aux célébrations du Nouvel An, le temps des Fêtes donne lieu à des moments inoubliables.

Or, depuis le jour où l’on a appris que le père Noël n’est qu’une supercherie, on réalise aussi que derrière toute cette magie se cache une affaire de gros sous.

On dépense pour ceux qu’on aime, on se gâte plus qu’à l’habitude, on parcourt la province, on sort du pays, on toaste au champagne…

On fait de son mieux pour donner un peu de temps ou d’argent à ceux dans le besoin.

Puis après les festivités, on s’abonne au gym ou au yoga en se disant que cette année est la bonne !

Est-ce que l’esprit du temps des Fêtes a un prix ?

On décortique tout ce qui entoure cette période, on propose des réponses et on donne des conseils pour payer moins.

Unsplash

Le temps des
grandes dépenses

Pour la grande majorité des Québécois, il est pratiquement impossible de ne pas associer le temps des Fêtes à une hausse de dépenses et de consommation. On reçoit, on sort, on magasine, et tout ça, parfois au détriment de notre budget.

Dans cette section, on dresse un portrait de la situation et on offre quelques conseils pour mieux gérer son argent en cette période de fin d’année.

Vox pop : Le temps des Fêtes et le portefeuille

Qui dit temps des Fêtes, dit dépenses. On a sondé des Québécois sur leurs habitudes de consommation entourant Noël.

Conseils pour planifier son budget du temps des fêtes

Afin d’éviter un lendemain de veille financier en janvier 2019, Camille donne ses meilleurs trucs de planification budgétaire du temps des Fêtes avec l’aide de Christiane VanBolhuis, planificatrice financière, partenaire de la Financière Sun Life.

8 trucs pour un temps des Fêtes plus écolo et pas trop cher

S’il est tentant de succomber à la surconsommation durant le temps des Fêtes, on peut en minimiser les impacts environnementaux en adoptant quelques comportements abordables et faciles à mettre en pratique.

Acheter un sapin naturel

Une étude a tranché le débat, à moins de garder un faux sapin plus de 20 ans, ce qui semble un peu utopique, vaut mieux opter pour un sapin naturel. Accessoirement, les arômes de véritable conifère sont bien plus agréables.

Annie Spratt Unsplash

Repenser ses emballages cadeaux

On devrait choisir des papiers recyclables et éviter les décorations jetables à usage unique (rubans, choux). À la place, on peut décorer ses cadeaux avec des matières compostables, comme des branches de sapin ou de romarin, des pommes de pin ou de la ficelle.

rawpixel - unsplash

Magasiner ses cadeaux intelligemment

Il est avantageux de dresser une liste pour éviter les achats impulsifs. Ainsi, on achète moins, mais mieux. D’ailleurs, un sondage sur les habitudes de consommation du temps des Fêtes des Québécois démontre que ceux qui attendent à la dernière minute payent quelques centaines de dollars de plus en moyenne. Un magasinage organisé permet d’offrir des articles personnalisés et durables ou des cadeaux « expériences » (une pièce de théâtre, une carte-cadeau spa, etc.).

Limiter ses déplacements en voiture

Peut-on prendre le transport en commun pour sortir le 31 décembre ? A-t-on vraiment besoin d’aller à la pharmacie en auto ? Si la voiture est obligatoire, considérons aussi le covoiturage. Noël, c’est l’amour, et être cinq dans une auto, ça rapproche.

Sam Manns - Unsplash

Favoriser l’achat local

Pour la bouffe comme pour les cadeaux, le temps des Fêtes est une occasion idéale pour encourager les artisans et les entreprises d’ici.

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Manger végétarien et de saison

En créant ses menus du temps des Fêtes, on privilégie les légumes de saison et les plats végétariens. Pas besoin de faire une croix sur la dinde, mais mettons que de remplacer une assiette de crevettes par une salade de courge, c’est une bonne idée (et ça coûte moins cher !).

Diminuer sa consommation énergétique

On éteint les lumières du sapin la nuit, on baisse le chauffage lorsqu’on quitte la maison et on ajuste la température du chauffe-eau.

Dire « non » au gaspillage alimentaire

Noël est souvent l’occasion d’immenses festins, et c’est tant mieux comme ça. Mais avant d’acheter une quinzième tourtière, il y a lieu de se demander si elle sera vraiment mangée. Et quand il y a trop de restants, on les sépare, on les ramène chez soi et on les congèle !

Sam Loyd - Unsplash

Comment organiser un souper de Noël pour pas cher

Comme acquérir une première maison ou un REER, recevoir ses proches au temps des Fêtes pour leur servir un repas de Noël traditionnel fait figure de rite de passage à la véritable vie d’adulte.

Mais…

Combien ça coûte ? Comment s’organiser ? Où faire ses achats ?

Camille et François ont fait appel à la blogueuse gastronomique Manon Lapierre, alias la petite bette, pour devenir d’incroyables hôtes de Noël.

Découvrez d’autres conseils pratiques qui vous aideront à gérer votre budget pendant le temps des Fêtes.

Le temps
des voyages

Pour beaucoup d’entre nous, le temps des Fêtes est le moment idéal pour partir, seuls ou en famille, et se déconnecter de notre quotidien.

Cette section s’intéresse aux habitudes de voyage des Québécois, les dépenses qui s’en suivent et les astuces pour économiser.

Vox pop : Passer du temps à l’extérieur de la maison

On a sondé des Québécois sur leurs intentions de profiter de la période de Noël pour s’envoler ou visiter d’autres coins de pays.

Comment voyager pour moins cher pendant les Fêtes

Voyager, c’est toujours agréable. Voyager dans le temps de Noël, c’est agréable, mais c’est souvent extrêmement cher. Que ce soit pour aller voir ta grand-mère américaine ou simplement pour te sauver des partys de famille (« vrmt désolé, je ne serai pas en ville ! »), voici nos meilleurs trucs pour voyager en champion durant le temps des Fêtes.

Ta destination

  • Garde en tête que certaines destinations sont hors de prix pendant le temps des Fêtes.
  • Considère des destinations moins courantes à Noël, quitte à sacrifier un peu de chaleur.
  • Si le temps te le permet, opte pour des escales de plus de 24 heures dans certaines villes. Tu pourras économiser et ajouter du fun à ton voyage.

Anete Usina

Tes recherches

  • Trouver un billet d’avion pas trop cher en décembre peut devenir une job à temps plein. Laisse les sites spécialisés et les applications travailler pour toi. Tu n’as qu’à enregistrer tes recherches et t’inscrire aux alertes.
  • Si tu tombes sur une bonne aubaine, ne tarde pas trop et achète ton billet. Les prix fluctuent rapidement et tu ne veux pas vivre dans le regret.
  • Ce n’est pas une rumeur, les cookies des sites Web tracent tes recherches, remarquent ton intérêt et gonflent parfois les prix. Avant de magasiner en ligne, efface ton historique de navigation ou passe en mode navigation privée.

Ton billet d’avion

  • Voyage en pleine semaine : les vols sont souvent moins chers si tu choisis un mercredi plutôt qu’un samedi. Cette année, Noël tombe un mardi et la veille du jour de l’an, un lundi. Penses-y bien.
  • En magasinant, assure-toi de sélectionner « dates flexibles ». Tu pourras constater l’écart de prix qui se chiffre parfois en centaines de dollars. Au lieu de mettre cet argent sur un vol du vendredi soir, paye-toi une nuit de plus près de la plage !

Joanna Szumska

Tes bagages

  • Essaie de voyager léger, car tu ne porteras pas tout ce linge anyway. Avec une valise à main, tu éviteras les frais de bagage en soute (c’est là que les compagnies low cost font leur argent !). En prime, tu n’auras pas à attendre pendant des heures au carrousel à bagages — une réelle épreuve de patience en décembre.
  • Tu as plusieurs cadeaux à apporter ? Envoie-les par cargo quelques jours/semaines avant ton départ. Oui, ça exige un peu de planification, mais selon les compagnies aériennes, les frais de bagages au poids excédentaire ou hors format varient entre 100 $ et 265 $. C’est cher.

Unsplash

  • Si tu pars avec quelques cadeaux dans tes bagages, ne les emballe pas tout de suite. Ils pourraient être déballés par la sécurité de l’aéroport. RIP joli papier de soie.
  • Profite de la boutique hors taxes pour compléter tes cadeaux de Noël. En plus de faire des économies, tu monteras directement à bord avec tes précieux sans qu’ils ne comptent dans le poids de tes bagages.

Ah, et tant qu’à économiser, laisse tomber l’obligation d’offrir un présent à ta tendre moitié — convenez plutôt que votre cadeau, ce sera d’être ensemble ailleurs dans le monde pour Noël !

Du reste, n’oublie pas de Facetime ta mère le 25 décembre !

Voyager pendant le temps des Fêtes peut être coûteux. Pour connaître davantage de façons de voyager sans trop dépenser, cliquez ici.

Le temps
de la charité

Au-delà des festivités et de la consommation, la fin de l’année est aussi un moment propice pour offrir du temps ou de l’argent à ceux dans le besoin. Dans cette section, on parle de la charité au temps des Fêtes.

Vox pop : Le temps des Fêtes et le partage

On a sondé des Québécois sur l’importance de donner en temps ou en argent afin d’aider les gens dans le besoin.

Le véritable esprit de Noël existe-t-il encore ?

Si l’on accuse souvent Noël de s’être transformé en célébration éhontée de la consommation excessive, le véritable esprit des Fêtes continue néanmoins de se frayer un chemin à travers tout le brouhaha mercantile.

L’an dernier, la grande guignolée des médias a permis de récolter 3,3 millions de dollars pour venir en aide à 300 000 personnes.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI Jean-Philippe Dion et Anouk Meunier à la grande guignolée des médias.

Lors d’un petit sondage non scientifique effectué auprès d’une vingtaine de passants sur la rue Sainte-Catherine, plusieurs répondants ont affirmé être plus enclins à donner aux itinérants en décembre.

Peut-on en conclure que les Fêtes sont simultanément le Super Bowl de la surconsommation et la Coupe du monde de la charité ?

Selon Yannick Elliott, vice-président au développement philanthropique chez Centraide du Grand Montréal, les deux derniers mois de l’année sont cruciaux pour la collecte de dons qui serviront à l’organisme tout au long de l’année. Sans confirmer un pourcentage précis, il affirme que ces deux mois permettent de renflouer les coffres de façon disproportionnée.

Il concède toutefois que l’esprit des Fêtes n’est pas le seul facteur favorisant la générosité des donateurs en fin d’année, puisque c’est aussi le dernier moment pour bénéficier de crédits d’impôt.

Donner du temps ou de l’argent ?

Lors de notre sondage, les répondants, majoritairement dans la vingtaine, se sont dits plus disposés à donner du temps que de l’argent pendant les fêtes.

Cela est cohérent avec les tendances relevées dans des études sur les donations selon Yannick Elliott. « Au niveau du nombre de donateurs, ça tend à diminuer d’année en année. »

Selon lui, la génération Y « est très à l’affût. Ils vont aller voir ce qui est soutenu par un organisme et vont donner du temps pour mieux comprendre. Une fois qu’ils ont adhéré, ils deviennent de super ambassadeurs. »

Il note que les habitudes en matière de don suivent les comportements de consommation. Les jeunes veulent plus que simplement faire un don d’argent, ils souhaitent en tirer une expérience.

C’est le cas pour William Deneault-Rouillard.

William Deneault William (à genoux au centre) avec ses proches lors de la distribution des Paniers de l’Espoir de Noël à Sherbrooke.

Depuis une dizaine d’années, lui et ses proches participent à la distribution des « Paniers de l’Espoir de Noël » dans la région de Sherbrooke. Quelques jours avant le 25 décembre, la famille se rassemble à l’aube pour remplir un énorme camion de nourriture et de cadeaux. Ils passent le restant de la journée à livrer les denrées et les jouets à des familles dans le besoin.

Pour William et sa famille, cette journée de bénévolat est justement une façon de ne pas perdre de vue l’essentiel. « Mon père et moi en avons fait une tradition, mais la véritable raison est de redonner à ces gens qui n’ont souvent pas grand-chose dans la vie. Ça me permet aussi de remettre en perspective la consommation abusive que nous exerçons, le temps des Fêtes venu. Ça fait beaucoup réfléchir. »

Si vous voulez vivre une expérience comme William et sa famille, plus bas, on propose huit organismes en quête de bénévoles pour les semaines à venir.

8 organismes où donner de son temps pendant la période des Fêtes

C’est bien connu : le temps, c’est de l’argent, et pour les gens en communautaire, c’est particulièrement vrai. Pour le temps des Fêtes, pourquoi ne pas offrir quelques heures à des organismes qui travaillent fort à longueur d’année?

Voici donc quelques regroupements qui auraient bien besoin de toi en décembre prochain.

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Centre Social d’aide aux immigrants

Le CSAI se dévoue à l’accueil des personnes immigrantes et des réfugiés dans la région de Montréal et de ses environs. L’équipe aide les nouveaux arrivants à faciliter leur intégration socioprofessionnelle. Le Centre a besoin d’aide pour du soutien à la francisation des grands et des petits, de la traduction et de l’animation d’activités culturelles – entre autres.

https://centrecsai.org/

Les Petits Frères

Beaucoup de personnes âgées sont seules pendant le temps des Fêtes et ça, c’est triste. Les Petits Frères s’affairent partout dans la province à combattre l’isolement des aînés et tu peux leur prêter main-forte en leur offrant quelques heures lors des repas de Noël.
PS - Tu peux aussi appeler ta grand-mère plus souvent.

https://www.petitsfreres.ca/benevolat/

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Le Pavillon Patricia Mackenzie de la Mission Old Brewery

On parle rarement d’itinérance au féminin, et cet organisme essaie de faire changer les choses. Le Pavillon offre une panoplie de programmes et de services pour les femmes dans le besoin. Tu peux les aider financièrement ou simplement aller leur porter des denrées, vêtements, livres et/ou produits de pharmacie, et ce, toute l’année.

https://www.missionoldbrewery.ca/fr/nos-actions/ressources-pour-femmes/

REVDEC

REVDEC lutte contre le décrochage scolaire dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. L’organisme recherche de bons samaritains pour offrir de l’aide en soutien scolaire, en animation d’ateliers de valorisation (sors tes talents : menuiserie, dessin, écriture, cirque, gravure…) ou à la halte-garderie qui soutient les mères adolescentes.

https://www.revdec.org/

Tous les hôpitaux et CLSC près de chez toi

Même à Noël, il y a des gens malades. Les hôpitaux de quartier et les CLSC cherchent constamment des bénévoles pour les cliniques de vaccination, les activités communautaires ou encore le service en cuisine.

Association des personnes handicapées de Charlevoix

Cette association cherche à intégrer pleinement les personnes handicapées physiques à leur milieu. Tu peux les aider en participant à des activités ponctuelles, mais aussi avec le montage de salle et le service des repas.

https://www.abcharlevoix.com/poste/association-des-personnes-handicapees-de-charlevoix-benevole-a-laccompagnement/

Centre de pédiatrie sociale de Saint-Laurent

Le Centre rend le quotidien des enfants en situation de grande vulnérabilité plus facile à vivre à travers diverses initiatives et programmes d’aide. L’équipe est à la recherche de gens pour organiser des activités, faire le tri de dons et même faire du graphisme et des communications. Si le temps te manque, tu peux toujours aller leur porter du matériel (livres, jeux, vêtements).

https://aucoeurdelenfance.ca/fr/nous-aider/

Chiots nordiques

Dans les communautés autochtones, l’absence de services vétérinaires entraîne des tueries massives d’animaux malades, agressifs ou simplement trop nombreux. Chiots nordiques organise des cliniques de stérilisations ponctuelles pour éviter tous ces problèmes : ils ont besoin de sous, et si tu as des compétences en soins, d’un petit coup de pouce.

https://chiotsnordiques.com

Unsplash

Vous désirez vous impliquer auprès d’un organisme, mais ne savez pas par où commencer? Voici quelques pistes à explorer et des outils pratiques.

Le temps
des opportunités

Au-delà des échanges de cadeaux, des collectes de denrées non périssables et des rassemblements familiaux, le temps des Fêtes peut aussi être une période riche en opportunités.

La (sur)consommation entourant les célébrations de Noël et du Jour de l’an permet à plusieurs entreprises d’encaisser une part importante de leurs recettes annuelles en quelques semaines.

Pour certaines personnes comme les vendeurs de sapins et les pères Noël de centre d’achat, le temps des Fêtes est un véritable gagne-pain.

À peu près tout le monde en profite pour faire le bilan de l’année qui se termine. On entrevoit des choses à améliorer, on se fixe des objectifs et on se promet que cette fois-ci, on va tenir nos résolutions.

Ces gens qui vivent du temps des fêtes

Pour la plupart d’entre nous, Noël est l’occasion de dépenser. Mais pour Caroline de la boutique Noël Éternel, Philippe de Sapin MTL et Bernard alias «le VRAI père Noël», c’est plutôt l’inverse. Pour eux, le temps des Fêtes représente aussi une opportunité d’affaires.

Vox pop : Après le temps des Fêtes, place aux résolutions

On a sondé des Québécois sur leurs intentions de résolutions pour 2019.

Les résolutions de fin d’année, c’est bon pour l’économie

Après la période des Fêtes, c’est l’occasion de se refaire une santé physique, amoureuse et financière. Les uns et les autres s’engagent dans leurs résolutions à entamer la nouvelle année sous un autre jour. Et cela peut cacher des opportunités insoupçonnées.

Vers la mi-décembre, on commence à penser à nos résolutions, on les couche sur papier et on se dit « le 1er janvier, c’est un nouveau moi qui se lance dans la vie ».

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Comme une majorité de nos congénères, on veut apprendre une nouvelle langue, épargner de l’argent, faire plus d’exercice ou arrêter de fumer.

Il n’est jamais trop tard pour prendre des initiatives.

Ceci dit, comme 90% des humains (selon les études, ce chiffre peut varier) qui prennent des résolutions, il se peut qu’on échoue lamentablement au bout de quelques mois.

D’après Statistiques Canada, les ventes de cigarettes ont diminué de 31% entre décembre 2017 et janvier 2018, avant de reprendre fortement en mars.

On reviendra donc à notre routine en laissant le même sentiment de culpabilité nous regagner progressivement.

Chaque journée d’exercice manquée, chaque kilo pris, chaque bouffée de fumée inhalée, chaque transaction payée à crédit nous rappellera notre échec. Et pour nous consoler, on mangera plus, fumera plus, consommera plus.

Bruce Mars - Unsplash

Jusqu’en décembre prochain quand renaitra notre espoir. C’est un cycle auquel on ne peut échapper.

Mais ne nous décourageons pas.

Comme nous, il y en a des millions qui prennent des résolutions et ne les respectent pas.

Grâce à nous, l’économie fonctionne, elle prospère.

Aux États-Unis, 68% des femmes prévoient dépenser plus de 500 dollars pour appliquer leurs résolutions de fin d’année. Ça en fait du capital dans l’économie.

Notre échec forge la réussite des petits producteurs bios, des gyms, des libraires et des bars. On est la raison de leur continuité. Pour eux, on est des héros.

Les ateliers d’ébénisterie, d’horticulture ou de yoga chaud vivent de nos engagements manqués à vivre de nouvelles expériences.

Même les sites de rencontre profitent de nos élans vers l’âme sœur. Certains sites connaissent des envolées d’adhésions de plus de 40% entre fin décembre et début janvier.

Pour la business comme pour nous, n’abandonnons pas nos rêves d’amour.

Le 10%

On peut aussi faire partie des 10% de marginaux qui tiennent leurs résolutions, vont au gym toute l’année, se font de nouveaux amis, économisent et voyagent plus. Ça existe, mais rien ne sert de se mettre la pression.

Certains pessimistes voudront nous dissuader d’espérer. « Ça ne sert à rien, les résolutions », « tu perds du temps et de l’argent avec ces niaiseries ».

Faux ! Ça sert l’économie. En 2017, des sites d’achat en ligne ont connu une augmentation de 740% de trafic le 3 janvier.

Alors, ne changeons pas. Prenons nos résolutions même si on ne les respecte pas. On aura toujours l’année prochaine pour nous reprendre.

Nouvelle année, nouveau moi ! C’est bien de prendre des résolutions, faut-il encore les tenir. Cliquez ici pour des conseils judicieux qui vous aideront à garder le cap sur vos objectifs.