/news/currentevents
Navigation

Présumé agresseur sexuel: «Montrez la photo de cet individu à vos enfants»

Présumé agresseur sexuel: «Montrez la photo de cet individu à vos enfants»
Capture d'écran, TVA Nouvelles

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Un présumé agresseur sexuel qui s’en serait pris à au moins quatre jeunes victimes choisies au hasard sur le territoire de Longueuil et de Montréal aurait pu faire d’autres victimes au cours des derniers mois.  

Luis Walther Carrillo Hernandez, 40 ans, de Brossard, a été arrêté le 16 mai dernier et est détenu depuis.  

Il est accusé dans trois affaires, et les procédures sont en cours afin qu’il soit accusé d'une quatrième agression. Il s’en serait pris notamment à une fillette de 10 ans alors qu’elle attendait l’autobus scolaire, le 28 février dernier, dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil.  

«Il lui aurait mis la main entre les jambes pour lui toucher les parties génitales, avant de fuir en courant puisque l’autobus scolaire arrivait», a expliqué aujourd'hui Mélanie Mercille, porte-parole du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), en entrevue à l’émission Le Québec Matin de LCN.  

«L’enquête démontre également qu’il aurait commis d’autres gestes similaires sur de jeunes filles de 10 à 14 ans à Montréal et qu’il circulerait à bord de son véhicule, un Toyota Corolla gris», peut-on lire dans le communiqué diffusé par le SPAL.  

Jeunes filles seules  

L’agresseur ne choisit pas de victimes spécifiquement, mais tend à cibler les jeunes filles lorsqu’elles sont seules.  

Deux des agressions dont il est accusé auraient été commises à Montréal, alors que les deux autres auraient eu lieu à Longueuil. Chaque fois qu’il aurait commis une agression, les victimes étaient avec un ami ou seules, mais jamais accompagnées d’un adulte. Il aurait frappé sur des artères commerciales ou dans des rues plus tranquilles, dans des quartiers résidentiels.  

Luis Walther Carrillo Hernandez sera de retour le 31 mai au palais de justice de Longueuil pour son enquête sur remise en liberté.  

Questionnez vos enfants  

Les enquêteurs invitent les parents à questionner leurs enfants et les jeunes filles en leur présentant la photo du suspect, afin de savoir s’il les aurait agressés.  

«Demandez-leur s’ils ont été victimes de cet homme. Il aurait peut-être pu leur toucher, effleurer une fesse, et peut-être que les enfants n’en ont pas parlé à un adulte. On demande aux gens de contacter le 911 si jamais leurs enfants ont été touchés par cet homme», a spécifié Mme Mercille.    

  • La structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée, permettant de mieux traquer les prédateurs et de procéder à leur arrestation. Toute information peut être transmise de façon anonyme à l’organisme Échec au crime en composant le 1 800 711-1800 ou en faisant un signalement en ligne à l’adresse www.echecaucrime.com.   
  • Toute personne qui aura transmis de l’information à Échec au crime et permis l’arrestation du suspect pourrait obtenir, sur demande, une récompense pouvant atteindre 2000$.