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Procès de Blessing Dugbeh à Sherbrooke: l'accusé ne témoignera pas

Procès de Blessing Dugbeh à Sherbrooke: l'accusé ne témoignera pas
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SHERBROOKE – Au procès de Blessing Dugbeh, accusé à Sherbrooke d'agression sexuelle en groupe sur une adolescente de 15 ans en 2017, la défense a décidé jeudi de ne faire entendre aucun témoin et l'accusé a choisi de n'offrir aucune défense.

Seul accusé majeur au moment des événements, Blessing Dugbeh subit son procès pour des accusations d’agression sexuelle en groupe sur une personne de moins de 16 ans, de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels, de menaces de mort et de harcèlement. 

Jeudi, le dernier témoin est venu corroborer la version de la plaignante au palais de justice de Sherbrooke. Ce jeune témoin de 16 ans est détenu au centre jeunesse. Il avait été arrêté pour le viol collectif d'une autre adolescente. Il s’agit d’un événement distinct de celui qui impliquerait Blessing Dugbeh. 

Le soir de la présumée agression en groupe, il était présent à l'appartement et avait eu des rapports sexuels consensuels avec la victime alléguée, qui a aujourd'hui 17 ans. 

Interrogé par l'avocat de la défense sur l'implication d'un troisième individu qui aurait posé des gestes à l'endroit de la plaignante, il a dit ne pas s'en souvenir. 

Questionné à savoir s'il avait peur, le jeune témoin de la poursuite a fini par avouer craindre les répercussions de son témoignage. 

«J'ai peur de ce qu'il peut arriver une fois que j'aurai fini ma peine et que je serai sorti», a-t-il dit sans détailler les menaces relativement récentes qui lui auraient été faites. 

Il a dit ne pas considérer l'accusé de 21 ans comme un ami proche, même s'ils se connaissaient depuis quelques années. 

Le témoin a réaffirmé jeudi matin que Blessing Dugbeh avait obligé la présumée victime âgée de 15 ans, en février 2017, à lui faire une fellation même si cette dernière avait dit non à plusieurs reprises. 

Selon sa version, Dugbeh et un autre individu mineur qui est en attente de son procès étaient contrariés, voire fâchés, par les refus répétés de l'adolescente à consentir à des actes sexuels avec eux. 

Avant de clore sa preuve, la poursuite a déposé un jean que la présumée victime disait porter le soir de l'agression. Selon l'enquêteur, les coutures aux hanches sont étirées. 

La plaignante avait témoigné que des personnes, dont Blessing Dugbeh, tiraient sur ses pantalons pour les lui enlever lors des événements. 

Le procès s'est ouvert lundi au palais de justice de Sherbrooke et c’est vendredi que les procureurs vont faire leur plaidoirie finale à la juge Claire Desgens. 

Blessing Dugbeh est détenu depuis son arrestation, il y a 11 mois.