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L'animateur Réal Giguère s'est éteint

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 Figure emblématique de Télé-Métropole, l’animateur, comédien et scénariste Réal Giguère s’est éteint, lundi soir, à l’âge de 85 ans.  

 Son fils, le comédien, animateur, réalisateur et producteur Sylvain Giguère, a partagé la triste nouvelle sur sa page Facebook, quelques minutes après le décès de M. Giguère. Diverses personnalités ont ensuite relayé l’information sur les réseaux sociaux.      

 «C'est avec une immense tristesse mais une grande sérénité que je partage avec vous une difficile nouvelle. Mon père, Réal Giguère, est décédé aujourd'hui à l'âge de 85 ans. Ce fut un grand homme à bien des égards. J'ai cette citation en tête : "Grâce à tout ce que tu m'as appris, j'ai la force de continuer sans toi..."», a écrit Sylvain Giguère, à partir de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.      

 La publication était accompagnée d’une photo récente de Monsieur Giguère.       

  •  ÉCOUTEZ l'entrevue avec Sylvain Giguère à l'émission Dutrizac de 6 à 9 sur QUB radio :  

 «Monsieur Canal 10»  

 Né le 24 mai 1933 et ayant longtemps incarné la culture populaire et rassembleuse québécoise, Réal Giguère a entamé sa carrière à la radio de CKAC dans les années 1950.        

 C’est toutefois à la télévision, plus précisément à Télé-Métropole (aujourd’hui TVA), dont il fut l’un des piliers, qu’il a connu ses plus grandes années de gloire. On l’a d’ailleurs longtemps surnommé «Monsieur Canal 10».      

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 C’est à cette antenne qu’il a piloté des émissions à succès comme «Dix sur dix», «Madame est servie», «Parle parle jase jase», et les populaires jeux «Galaxie» et «Jeopardy!». Cette dernière production était l’adaptation québécoise du concept américain du même titre et a été diffusée de 1991 à 1993.      

 Comme auteur, Réal Giguère a signé le téléroman «L’Or du temps», dans lequel jouait d’ailleurs son fils Sylvain, de même qu’Angèle Coutu et Jean Coutu, entre autres. La série a été en ondes de 1985 à 1993.        

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 Il a aussi été l’auteur de «Amour, délices et compagnie» (1969) et «Lecoq et fils» (1967-1968), et a offert deux autres fictions mettant en vedette Dominique Michel, «Dominique», qu’il coécrivait avec Claude Jasmin (1977-1979), et «Métro-boulot-dodo» (1982-1983).        

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 On lui doit la création de l’émission «Le Ranch à Willie», qu’a animée le chanteur Willie Lamothe de 1970 à 1976. Au début des années 80, il était de la première distribution, sur les planches, de la mouture québécoise de «La cage aux folles».      

 Comme comédien, en 1965, il jouait dans le film «Caïn – Les marcheurs de la nuit», de Pierre Patry. Le long métrage était l’adaptation du roman «Les marcheurs de la nuit», de Réal Giguère.      

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 Réal Giguère a également été à l’origine de paroles de chansons, dont l’emblématique «Gros jambon», traduction française de «Big Bad John» de Jimmy Dean.      

 Le communicateur avait jadis été-co-porte-parole, avec Émile Genest, de la chaîne de magasins Brault & Martineau.      

 Il fut admis à l’Ordre du mérite de l’Association canadienne de la radio (ACR) en 2000.       

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 En mai 2011, Réal Giguère se livrait dans une longue entrevue-bilan à Éric Salvail, sur les ondes de TVA, après plusieurs années loin des projecteurs. Il avait alors confié avoir vaincu un cancer de la prostate une quinzaine d’années plus tôt. En avril de la même année, il participait au jeu «Fidèles au poste», aussi animé par Salvail à TVA.      

 Réal Giguère était le frère de feu Roland Giguère, cofondateur de Télé-Métropole, décédé en 2005. En plus de son fils Sylvain, il était également le père d’une fille, Magalie, issue d’un deuxième mariage avec la mannequin Paulette Gingras.      

 Un bâtisseur  

 France Lauzière, présidente et chef de la direction de Groupe TVA, s’est attristée du décès de Réal Giguère, lundi soir.      

 «Réal Giguère était un grand animateur et un auteur à succès qui a définitivement marqué notre paysage télévisuel. Ce grand bâtisseur de TVA a toujours été près des gens et a su créer pendant des années de grands rassemblements sur nos ondes. TVA tient à offrir ses plus sincères condoléances à sa famille et ses proches», a mentionné France Lauzière. 

CE QU'ILS ONT DIT:     

 - «Réal Giguère était un grand animateur et un auteur à succès qui a définitivement marqué notre paysage télévisuel. Ce grand bâtisseur de TVA a toujours été près des gens et a su créer pendant des années de grands rassemblements sur nos ondes. TVA tient à offrir ses plus sincères condoléances à sa famille et ses proches», a déclaré France Lauzière, présidente et chef de la direction du Groupe TVA.  

 - «Je garde de bons souvenirs de cet homme qui avait beaucoup de classe. Monsieur Télé-Métropole. Sympathies à toute la famille», a écrit le premier ministre du Québec, François Legault, sur twitter.  

 - «Je me souviens de ces débuts de soirée, encore enfant, colorées par le rire profond et attachant, presque rassurant, de Réal Giguère. Le début d’un intérêt pour le monde des adultes. Mes pensées accompagnent ses proches et sa famille», a pour sa part réagi le chef bloquiste Yves-François Blanchet, sur Twitter.  

 - «Mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de monsieur Giguère», a commenté le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, sur Twitter.  

 - «Je souhaite aussi mes plus sincères condoléances à la famille de Réal Giguère et à la famille de Télé-Métropole, ma famille et mes souvenirs! Monsieur, vous étiez monsieur Télé-Métropole, un animateur exceptionnel et redoutable. Merci TVA», a souligné la députée Marguerite Blais sur Twitter.  

 - «Pour moi, Réal Giguère, c’est notamment l’animateur du jeu Galaxie que j’adorais dans les années 80. J’offre mes condoléances à ses proches. Il a été une figure marquante de la télévision québécoise», a écrit le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, sur Twitter.  

 - «Je viens d’apprendre le décès de Réal Giguère. C’est un pilier de Télé-Métropole et une figure marquante du petit écran qui nous quitte. Mes pensées accompagnent sa famille et ses proches», a affirmé la mairesse de Montréa, Valérie Plante.  

 - «Il était partout. On pouvait lui confier toutes les émissions à Télé-Métropole», s'est remémoré M. Bruneau sur le plateau du «22 Heures», à TVA.  

 M. Bruneau garde le souvenir d'un homme talentueux, mais aussi très réservé. «Il se maquillait lui-même, restait dans sa loge jusqu'au début de l'émission, ne rencontrait jamais ses invités avant», a raconté le chef d'antenne.  

 - «On était des novices auprès de cet homme-là, qui a fait à peu près tout», a confié l'animateur Pierre Marcotte sur le plateau du "22 Heures", à TVA.  

 «Réal était un loup solitaire. Il n'était pas facile d'approche, au contraire. C'était un grand perfectionniste. [...] Il a touché à tout, et il a fait un succès de tout ce qu'il a touché», a-t-il ajouté en entrevue à l'Agence QMI.  

 - «Au revoir monsieur Réal Giguère. Vous laissez derrière vous un riche héritage fondé sur le professionnalisme et le respect. [...] Vous resterez à tout jamais dans nos mémoires comme un grand homme, un homme de cœur», a confié le chorégraphe et danseur Jean-Marc Généreux sur son compte Instagram.  

 «France et moi avons fait notre premier passage à la télé dans votre émission et vous nous avez accueilli avec tellement de gentillesse et de générosité», s'est-il aussi rappelé.  

 - «Il m'a écrit le rôle de Stéphanie dans l'Or du temps, que j'ai joué pendant 8 ans à Télé-Métropole. Merci pour ce beau rôle. Mes pensées accompagnent sa famille et tout particulièrement Sylvain , mon ami et ses proches», s'est remémoré l'animatrice et comédienne Sophie Stanké sur Twitter.  

 - «J'ai souvent été co-animatrice à ses émissions. Mes souvenirs de lui ont toujours été très heureux. [...] C'était surtout un homme très drôle, un pince-sans-rire extraordinaire. J'ai ri pour mourir avec lui», a confié l'actrice et animatrice Danielle Ouimet à l'Agence QMI  

 «C'était un homme qui était très secret, qui n'accordait pas sa confiance souvent, qui se déplaçait peu. On ne pouvait rien savoir sur lui, sur sa famille, sur ses enfants. Une fois de temps en temps, il s'épanchait sur son fils, mais il n'a jamais voulu parler de sa femme. C'était rarissime qu'il se promenait avec elle et, quand ça arrivait, il se mettait dans une bulle et avait hâte de partir! Il n'aimait pas les mondanités, parce qu'il trouvait que c'était un moment où on lui posait trop de questions», a poursuivi Mme Ouimet.