/misc
Navigation

Réponse à Mathieu Bock-Côté

Coup d'oeil sur cet article

Cher Mathieu Bock-Côté,

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre commentaire sur le documentaire I speak français dans lequel vous témoignez.  

Tout d’abord, je vous remercie encore chaleureusement de votre collaboration.  

Votre point de vue sur les résultats du sondage traitant du rapport qu’entretiennent les 18-30 ans avec le français et l’anglais vient bonifier la réflexion. J’en suis ravie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je vous ai invité à participer au projet.  

Ce documentaire n’avait qu’un seul objectif clair et précis : entendre, pour une fois, le point de vue des jeunes sur le français sans a priori ou théorie à faire valoir. Mon projet se veut un polaroïd, un état des lieux.  

Les jugements et analyses sur les résultats et les commentaires, je les ai laissés aux commentateurs, comme vous, qui se passionnent pour la question du français au Québec. Des hommes et des femmes aux opinions variées sur cette belle langue qu’est la nôtre et sur son avenir.  

Les résultats du sondage réalisé par SOM, une firme reconnue, vous ont fait grincer des dents et vous inquiètent. Cela est légitime et mérite d’être entendu. Je vous ai donc tendu le micro, que vous avez saisi avec la passion et les convictions qu’on vous connaît.  

De là à prétendre que je vous ai fait jouer le rôle de «grognon de service», permettez-moi, M. Bock-Côté, de vous souligner que j’ai trop de respect pour vous pour croire qu’avec votre forte personnalité, je puisse vous faire jouer un rôle contre votre gré.  

En terminant, j’ai eu beaucoup de plaisir à échanger avec vous. Je vais continuer à vous lire et à vous écouter et, personnellement, j’espère que l’occasion de vous interviewer se présentera de nouveau.  

Comme on dit en bon québécois : «À la revoyure!»  

Karina Marceau