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Réunion d’urgence vendredi du Conseil de sécurité sur la Syrie

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Le Conseil de sécurité tiendra vendredi une réunion d’urgence à huis clos sur la situation dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, à la demande de la Belgique, de l’Allemagne et du Koweït, selon des diplomates.  

Un exposé sur la situation humanitaire dans cette province où les hostilités se sont intensifiées depuis fin avril est attendu lors de cette session, ont précisé mercredi les mêmes sources.   

En une semaine, selon l’ONU, plus de 150 000 personnes ont fui des secteurs tenus par des jihadistes dans cette région et visés par des frappes meurtrières des forces du régime de Bachar al-Assadet et de son allié russe.   

Lundi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait exhorté les belligérants à épargner les civils alors que plusieurs centres médicaux et des écoles ont été touchés depuis fin avril par des frappes aériennes. Mardi, le président français, Emmanuel Macron, avait exprimé son «extrême préoccupation». «La situation humanitaire en Syrie est critique et aucune option militaire n’est acceptable. Nous demandons l’arrêt des violences et soutenons l’ONU en faveur d’une nécessaire solution politique», avait-il ajouté.   

Dominée par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, la province d’Idleb est le dernier grand bastion djihadiste à échapper au pouvoir syrien, après plus de huit ans d’un conflit dévastateur.   

La moitié des quelque trois millions d’habitants de la province sont des déplacés, échoués à Idleb après avoir fui d’autres bastions rebelles ou djihadistes reconquis par le pouvoir et ses alliés.   

Appuyé par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, le pouvoir syrien a multiplié ces dernières années les victoires face aux insurgés et jihadistes, jusqu’à asseoir son contrôle sur près des deux tiers du pays.   

À maintes reprises, il a martelé sa détermination à reconquérir toute la Syrie, déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370 000 morts.