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Première sortie dans l’espace de David Saint-Jacques: «les mots me manquent»

David Saint-Jacques est devenu lundi le premier Québécois à effectuer une sortie spatiale

Le Québécois a publié une photo de lui avec la Terre en arrière-plan sur sa page Facebook.
Photo Facebook, David Saint-Jacques Le Québécois a publié une photo de lui avec la Terre en arrière-plan sur sa page Facebook.

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L’astronaute David Saint-Jacques est devenu le premier Québécois à effectuer une sortie spatiale, lundi. Une mission vite qualifiée de réussite totale par les responsables de la NASA.

« Quelle vue ! Les mots me manquent », a décrit David Saint-Jacques sur les réseaux sociaux, lundi, en fin de soirée, alors qu’il publiait des photos de lui, devant la Terre.

Du côté de la National Aeronautics and Space Administration (NASA), la sortie a été un succès sur toute la ligne.

« Il n’y a eu aucune erreur. C’était une sortie parfaite », s’est réjoui son porte-parole Rob Navias.

L’expérience hors du commun de l’astronaute natif de Saint-Lambert a duré 6 h 29 min et a été captée en direct par une caméra fixée sur son casque.

Il a partagé ce moment excitant avec sa collègue américaine Anne McClain, qui en était à sa deuxième sortie en peu de temps.

Prêt avant l’heure prévue, M. Saint-Jacques a eu quelques instants pour s’acclimater à l’environnement et à son scaphandre avant de se mettre au travail.

Le duo devait procéder à l’entretien de la Station spatiale internationale, sous la surveillance de contrôleurs, à Houston, au Texas.

L’opération avait pour but de fournir au Bras canadien 2 une source d’alimentation alternative.

Ces manœuvres permettront maintenant au bras robotisé d’effectuer des réparations sans nécessiter de sortie d’astronautes dans l’espace.

Les astronautes Anne McClain, des États-Unis, et David Saint-Jacques posent aux côtés des scaphandres qu’ils ont portés lundi durant leur sortie spatiale afin de travailler sur le Bras canadien.
Photo courtoisie, NASA
Les astronautes Anne McClain, des États-Unis, et David Saint-Jacques posent aux côtés des scaphandres qu’ils ont portés lundi durant leur sortie spatiale afin de travailler sur le Bras canadien.

Sentiment unique

Dave Williams, qui était le dernier astronaute de l’Agence spatiale canadienne à être sorti dans l’espace en 2007, s’est dit « très fier » du travail de son compatriote, lundi.

« Ce que je retiens de ce moment, c’est le drapeau canadien sur le bras de David », a-t-il confié au Journal, qualifiant ce moment d’important pour les Canadiens.

Selon le natif de Saskatoon, le Québécois devait travailler dans des conditions difficiles et a réussi avec brio son mandat.

M. Williams croit que l’astronaute a dû vivre « un sentiment vraiment unique », en observant la Terre.

En orbite depuis le 3 décembre, M. Saint-Jacques est le premier Canadien en 12 ans et le quatrième de l’histoire spatiale à effectuer une sortie extravéhiculaire, après Chris Hadfield, Steve MacLean et Dave Williams.

Plus risqué

Les sorties dans l’espace sont parmi les activités les plus risquées pour les astronautes. Mais c’est un risque calculé, a assuré Brian Ewenson, expert en missions spatiales et entraîneur d’astronautes.

L’assignation que David Saint-Jacques a reçue ainsi que les plus récentes ont été désignées il y a quelques semaines.

« David était entièrement entraîné pour une variété de scénarios, dont celui-ci », a expliqué M. Navias, de la NASA.

David Saint-Jacques doit revenir sur Terre le 24 juin.

La sortie en chiffres

Un scaphandre à 10 M$

Le Québécois a publié une photo de lui avec la Terre en arrière-plan sur sa page Facebook.
Photo Facebook, David Saint-Jacques

Le scaphandre que portait lundi David Saint-Jacques vaut une petite fortune, soit quelque 10 millions $.

La combinaison comporte quelque 11 couches de matériaux qui protègent l’astronaute des changements de température pouvant varier de +120 °C à -150 °C, à 400 km d’altitude.

Il y a tout ce qu’il faut dans le scaphandre pour se maintenir à l’extérieur de la Station spatiale internationale, comme de l’eau et de la nourriture.


90 minutes pour s’habiller

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Capture d'écran, NASA

Rien n’est laissé au hasard avant une délicate sortie dans l’espace. Seulement revêtir la combinaison spatiale nécessite pas moins de 90 minutes, malgré l’aide de collègues de la Station spatiale internationale.


Près de 1355 heures

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Capture d'écran, NASA

La sortie spatiale d’une durée de 6 h 29 min de David Saint-Jacques était la 216e pour la maintenance de la Station spatiale internationale. Il s’agissait de la troisième en 2019.

Les astronautes qui ont séjourné à la station cumulent désormais 1354 heures et 53 minutes de sortie dans l’espace.


4 tâches à accomplir

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Photo courtoisie, Twitter NASA
  • Durant leur sortie, les astronautes ont dû :
  • Déplacer une plaque de fixation pour les batteries ;
  • Mettre à niveau le système de communications sans fil de la Station ;
  • Brancher les câbles électriques au centre de la poutrelle principale, qui serviront de circuit électrique redondant au Bras canadien 2 ;
  • Installer de l’équipement de structure pour une future plateforme extérieure qui accueillera des expériences scientifiques.

– Avec l’Agence QMI et TVA Nouvelles