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Trudeau, le «plus haut plafond»...

Butts, la politique Febreze...

Trudeau, le «plus haut plafond»...

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On voudrait mais on ne peut pas détourner les yeux du roman-feuilleton mettant en vedette Justin Trudeau, Gerry Butts et Jody Wilson-Raybould, la fugace démissionnaire par qui est venu un scandale d’une telle amplitude que des fonctionnaires souffrent maintenant d’insomnie diurne...  

On voudrait s’intéresser à autre chose, à quelque politique concrète, au pipeline, aux contrats navals détournés, aux vieux avions achetés en Australie, aux véritables exploits de notre médiocre gouvernement...   

Médiocre comme le Marquis du Nouveau Vocabulaire qui transforme en controverse la réponse à la moindre question. On le sait maintenant : l’emballage était soigné et il aura fallu presque un mandat entier pour voir à qui on avait affaire...  

Du grand n’importe quoi, du jamais-vu depuis la naissance de la Confédération...

Trudeau, le «plus haut plafond»...
Photo d'archives

On dirait parfois Chevy Chase dans Le sapin a des boules. 

Questionné sur son copain Butts, sorti côté jardin après avoir plaidé son innocence dans l'affaire SNC-Lavalin, Justin Trudeau a répondu mardi que son majordome avait toujours eu un sens du devoir «au plus haut plafond». Ce qui n'est pas rien dans la bouche d'un lampadaire vivant. 

Mais le voilà parti quand même, le Fantomas des Communes. Gerry, le bobo tordeur de bras qui réconfortait la Ligue fédérale d’improvisation, le patron du Off-Gouvernment, l’évanescent Gerry pour qui personne n’avait voté, disparu, pfft!...   

Le téléphone existe toujours mais Trudeau devra tenir la scène tout seul et gouverner un tant soit peu, que ça lui plaise ou non. Ce qui sera rigolo...  

Alors que débute l’Année du Cochon, les Chinois doivent être morts de rire, eux si friands de marionnettes et de lanternes.   

Les futurs maîtres du monde s’étaient fait dire qu’au Canada, on ne blague pas avec la justice, qu'on n’intervient pas, jamais, même du petit doigt, dans quelque affaire que ce soit. Ainsi va la vie dans un état de droit, nouvel eldorado des avocassiers...   

C’est ce qu’avait dit le Moniteur de la Pensée Moderne quand la patronne de Huawei avait été appréhendée au Canada sur ordre des Américains...  

Les Chinois savent maintenant qu'il faut distinguer une vessie d’une lanterne quand parle Justin Trudeau...  

Le Premier Sinistre Libéral avait fait des bulles dans les micros pour justifier l'arrestation de la techoprincesse chinoise... Et on avait touché du bois... 

Mais voilà qu’éclate un scandale typique à ce pays: Ottawa ne voudrait pas punir trop sévèrement la firme SNC-Lavalin parce qu’elle est déjà si fragile avec ses gangrènes et ses secrets morbides, qu’elle finirait pas se décomposer à la moindre condamnation digne de ce nom. Entrave, ou presque, à la justice donc! 

Trudeau, le «plus haut plafond»...
Photo d'archives

Une firme du Québec, imaginez! On tient à la sauver, surtout dans la Belle province où le génie-conseil et les travaux publics se confondent depuis toujours dans une osmose nauséabonde aussi incestueuse qu’indispensable...  

Depuis quelques jours, chacune des déclarations de Justin Trudeau ajoute malheureusement à la tournure dramatique des évènements. Remarquez qu’on attend rien d’autre d’un prof de théâtre; il donne un show depuis 2015, ici comme à Delhi.   

Pour le moment, sa troupe ne le lâche pas. L’autre jour, à la télé, la ministre du soi-disant Développement international, Marie-Claude Bibeau, s'est dite confiante en l'avenir. «On a une équipe de rêve», a-t-elle dit...  

Peut-être pour soutenir cette affirmation, Mme Bibeau était de passage au Québec cette semaine pour annoncer une dépense de 1,1 million dans la neutralisation de l’odeur des mouffettes.  

SOS-Odeurs, de Sherbrooke, profitera sans doute éventuellement du penchant des fédéraux pour les effluves. En cette année du Cochon, les plus beaux espoirs sont permis...