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Un Californien reconnaît avoir menacé par téléphone le «Boston Globe»

Un Californien reconnaît avoir menacé par téléphone le «Boston Globe»
AFP

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Un homme arrêté en 2018 pour avoir proféré des menaces de mort contre des employés du Boston Globe, journal qu’il qualifiait d’«ennemi du peuple», a plaidé coupable dans cette ville du nord-est des États-Unis, ce qui pourrait lui valoir jusqu’à cinq ans de prison.  

Robert Chain, 68 ans, originaire d’Encino, en Californie, a plaidé coupable de sept chefs d’accusation de «communications menaçantes», a indiqué le procureur fédéral de Boston dans un communiqué mercredi.   

M Chain avait été arrêté en Californie fin août 2018, accusé d’avoir passé au total 14 appels menaçants au grand quotidien de Boston, entre le 10 et le 22 août.   

Ses appels avaient commencé juste après l’annonce par le journal, le 10 août, qu’il allait publier, avec plus de 200 groupes de presse, une réponse aux multiples attaques contre les médias, lancées par Donald Trump.   

La riposte des journaux, intitulée «Les journalistes ne sont pas des ennemis», avait été publiée le 16 août. Elle accusait le président américain de «mensonges» et le comparait à un «charlatan».    

Donald Trump accuse régulièrement les journaux de désinformation, allant jusqu’à les qualifier d’«ennemis du peuple».   

Dans ses appels, Chain avait lui aussi qualifié le Boston Globe d’«ennemi du peuple», et menacé de tuer ses employés.    

Le jour de la publication de la contre-attaque, il avait de nouveau appelé et menacé de tirer, le jour même, «dans la tête» des employés du journal, selon le procureur.    

La police avait alors dépêché des agents pour protéger le quotidien.   

Robert Chain devrait connaître sa sentence le 23 septembre prochain. Il risque, outre une peine maximale de cinq ans de prison, une amende de 250 000 dollars.