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Un fauteuil roulant contrôlé par la pensée créé à Montréal

Un fauteuil roulant contrôlé par la pensée créé à Montréal
COURTOISIE

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MONTRÉAL – Une trentaine d’étudiants de l’Université McGill ont mis leur talent en commun pour concevoir, en moins d’un mois, un fauteuil roulant commandé seulement par le cerveau. Cette création montréalaise, qui frôle la science-fiction, a même attiré l’attention du géant Google.  

Le fauteuil fonctionne grâce aux mouvements imaginés dans le cerveau qui sont captés par des électrodes installées sur la tête de l’usager. Ces signaux sont ensuite envoyés par technologie Bluetooth à un ordinateur qui traite les données et permet ainsi à l’utilisateur de rouler à sa guise sur Milo.  

«En gros, si vous imaginez votre bras bouger vers la droite ou la gauche, la chaise tourne vers la droite ou la gauche. Milo a un taux de réussite de 80 %; ce n’est pas encore parfait et on va continuer à travailler dessus durant tout l’été», a indiqué Jenisha Patel, une des chefs d’équipe du projet.  

En tout, une quinzaine de participants ont testé la chaise pour améliorer son efficacité et collecter des données sur la connexion entre le cerveau et l’ordinateur.  

Pour allumer ou éteindre le fauteuil, il suffit de cligner des yeux ou de serrer les muscles de la mâchoire. Deux capteurs ultrasoniques ont même été posés sur Milo pour éviter tout obstacle ou des murs durant les déplacements.  

 

 

Rencontre avec Google  

Les étudiants n’ont pas l’intention de générer des profits avec leur projet, même si Google les a invités à présenter Milo.  

«On a simplement fait une présentation à leur bureau de Montréal la semaine dernière. Notre but, ce n’est pas de faire de l’argent, mais de rendre cette technologie le plus accessible possible aux personnes dans le besoin, comme des personnes paralysées ou quadriplégiques», a souligné Danielle Nadin.  

 

Un fauteuil roulant contrôlé par la pensée créé à Montréal
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

 

Technologie accessible  

Toute la démarche suivie par les étudiants pour créer Milo se trouve gratuitement sur le web. N’importe qui ayant les connaissances nécessaires pourrait donc reproduire le fauteuil librement.  

Milo n’est pas le premier fauteuil contrôlé par la pensée disponible sur le marché, mais, à 2000 $, il s’agit du moins cher et du plus simple à utiliser selon les étudiants.  

«L’idéal, ce serait éventuellement d'expliquer aux gens comment modifier eux-mêmes leur chaise qu’ils ont déjà pour qu’ils puissent facilement adapter leur fauteuil et le contrôler par la pensée», a mentionné Jenisha Patel.  

Une application pour localiser le fauteuil en tout temps et assurer la sécurité des usagers a aussi été développée par les étudiants de McGill.  

Ces derniers, tous âgés entre 18 à 23 ans, viennent de différents parcours académiques, allant de l'ingénierie, de l'informatique, des neurosciences et même des mathématiques. 

 

Un fauteuil roulant contrôlé par la pensée créé à Montréal
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI